Analyse de l’évolution des cours de l’or et de l’argent depuis janvier 2026

Prémices des tensions emmenant au conflit

Avant la rupture des approvisionnements et l’embrasement des fronts, l’opposition entre la République Islamique d’Iran et les États-Unis s’est d’abord caractérisée par des déclarations américaines et des tentatives de négociations entre les deux belligérants. Et, avant même l’escalade ayant mené aux premiers tirs au Moyen-Orient, les marchés du Brent, de l’or et de l’argent ont chaque jour été impactés.

Comment la prime de risque géopolitique s’est-elle progressivement imposée face aux fondamentaux économiques traditionnels ? Dans quelle mesure cette opposition a-t-elle contraint les marchés à reconsidérer leur stratégie d’investissement ? Abacor vous l’explique en toute simplicité.

Des déclarations américaines plongeant le monde dans l’incertitude 

Le début de l’année 2026 s’impose déjà comme une séquence de rupture majeure dans l’histoire contemporaine des marchés financiers et des équilibres géopolitiques mondiaux. En effet, rarement, depuis les chocs pétroliers des années 1970, les tensions militaires ont autant influencé les cours du pétrole, de l’or et de l’argent. Dans un environnement où les marchés surveillent habituellement les décisions des banques centrales, les statistiques d’inflation ou les résultats des grandes entreprises, la géopolitique a cette fois repris le devant de la scène financière mondiale, obligeant les investisseurs à réévaluer en permanence le risque énergétique, le risque militaire ainsi que le risque monétaire. Une première montée des tensions apparaît lorsque Donald Trump, décide le 13 janvier, de s’adresser au peuple iranien, les invitant à poursuivre les manifestations contre le pouvoir en place affirmant même qu’une aide est en route sans en préciser la nature. Le cours du Brent ouvre alors à 64,11 dollars le baril avant de clôturer à 65,47 dollars.

Suite à cette déclaration choc ainsi qu’aux menaces du locataire de la Maison-Blanche de taxer les produits des pays traitant avec l’Iran, le cours de l’or entame cette journée de cotation à 4610 $ l’once avant de baisser légèrement à 4590,10 $ lors de la fermeture des marchés.

De plus, les critiques incessantes du président américain à l’encontre du président de la Fed Jerome Powell ainsi que sa décision de rompre tous les canaux de communication avec l’Iran plonge les marchés dans l’incertitude.

Toute la semaine a été marquée par une poursuite de la répression meurtrière menée par le gouvernement iranien en place, et ce, malgré les prises de position de Donald Trump portant le cours du baril de Brent à 64,13 $ le baril en fin de semaine.

L’or clôture alors la semaine à 4595,40 $ l’once, soutenu par les tensions opposant l’Europe aux États-Unis au sujet du Groenland, tandis que l’argent atteint 91,50 $ porté par une demande industrielle nettement supérieure à l’offre physique disponible.

Lors de l’ouverture du Forum économique mondial à Davos le 19 janvier 2026, le cours du Brent entame une hausse, passant de 63,04 $ le baril le 19 au matin à 64,19 dollars le baril lors de la clôture des marchés le 20. Cette hausse s’explique par un apaisement des tensions commerciales entre l’Europe et les États-Unis, un repli léger du dollar ainsi qu’une baisse de la production mensuelle de brut des pays membres de l’Opep autrement dit, l’organisation des pays exportateurs de pétrole, et d’autres pays producteurs de pétrole comme le Kazakhstan.

L’or lui, a baissé entre le 19 et le 20 au matin passant de 4680,71 $ l’once à 4661 $ suite à la fermeture du marché américain en raison du jour férié observé le troisième lundi du mois de janvier nommé le Martin Luther King’s day. Il s’est ensuite corrigé à la hausse du 20 au 23 janvier passant de 4800,80 $ l’once à 5017 $ en raison d’une baisse du dollar, rendant l’or moins cher et plus attractif pour les investisseurs utilisant d’autres devises.

De plus, une vague massive d’achat du précieux métal s’est créée avant d’atteindre un point culminant suite aux ruptures commerciales avec l’Europe, effectives à partir du 21 janvier 2026. Enfin, les investisseurs ont réagi aux risques d’un embrasement militaire à Gaza et à la signature, le 22 janvier 2026 de la charte du Conseil de la Paix par ses pays membres. La perspective de voir cette structure créée par Donald Trump marginaliser, voire remplacer l’ONU conformément à ses objectifs, a provoqué une ruée massive vers les valeurs refuges.

L’argent quant à lui, a connu tout au long de la semaine des mouvements haussiers et baissiers, signe de l’incertitude qui régnait sur les marchés à ce moment là. Ainsi, l’once d’argent a débuté la semaine à 90,61 $ l’once le lundi 19 janvier 2026 puis a connu une hausse jusqu’au soir même atteignant 94,64 $ avant de baisser jusqu’à 92,64 $ le lendemain matin. Le métal blanc va ensuite connaître un rebond technique de son cours pour terminer la semaine en hausse l’once atteignant 101,33 $ l’once lors de la fermeture des marchés le 23 janvier.

La semaine du 26 au 30 janvier 2026 débute par l’annonce du commandement central de l’armée américaine pour le moyen orient de l’arrivée du porte-avions américain Abraham Lincoln et de trois navires de guerre au Moyen Orient. La fin de la semaine a été marquée par une hausse du cours du baril de Brent, passant de 67,57 $ le 27 janvier à 70,69 $ le 30 janvier 2026.

L’or qui avait franchi le cap des 5 000 $ quelques jours plus tôt ouvre la séance à 5028,40 $ l’once, tandis que l’argent s’établit dès l’ouverture à 104,97 $ l’once.

Après une léger recul du cours du précieux métal jaune suite à une phase de correction, ce dernier entame une nouvelle dynamique haussière du 27 au 29 janvier 2026 au matin faisant passer l’once de 5101,40 $ lors de l’ouverture des marchés le 27 janvier à 5449,90 $ le 29 au matin, en raison des anticipations de conflit direct entre les États-Unis et l’Iran par les marchés. Pour les trois dernières séances de cotation de la semaine, l’or reculera jusqu’à 4745,10 $ l’once en raison d’une prise de bénéfices massive des investisseurs et d’une période de calme géopolitique en dépit de la présence américaine au Moyen-Orient.

L’argent quant à lui a connu une semaine de hausse spectaculaire passant de 104,97 $ le 26 au matin à 115,88 $ l’once le 30 janvier au matin, en raison d’une forte tension mondiale sur les approvisionnements physiques de métal blanc, pourtant essentiel à l’industrie du photovoltaïque, de la transition énergétique et de l’intelligence artificielle. Dans un phénomène extrême de peur de manquer, les investisseurs et acteurs de ces domaines industriels se sont rués sur l’argent tout au long de la semaine. Le point d’arrêt de cette envolée spectaculaire coïncide avec l’annonce du soutien de Donald Trump à Kevin Warsh en tant que futur président de la Fed le 30 janvier 2026 dans l’après-midi. Cependant, en dépit de l’annonce de soutien du président américain, Kevin Warsh ne prendra effectivement la direction de la Fed qu’après sa nomination officielle par Donald Trump et sa confirmation par le Sénat. En effet, Kevin Warsh qui est un profil historiquement en faveur de réduction du bilan de la banque centrale américaine a fait craindre aux marchés que ses décisions fermes pourraient influencer les secteurs d’activité industriels nécessitant l’argent.  Cette annonce a alors provoqué un coup de tonnerre qui a fait descendre l’once d’argent à 78,53 $.

Volatilité et guerre psychologique 

Au début de mois de février, le Brent recule de 68,60 $ le 2 février au matin à 66,06 $ le 3 février à l’ouverture des marchés. Il est écrasé par un renforcement du dollar américain ce qui réduit la demande de pétrole sur les marchés internationaux, mais également par des rumeurs laissant entrevoir un apaisement durable des tensions entre les États-Unis et l’Iran.

L’or connaît également une baisse de son cours tout au long de la journée,  l’once passant de 4816 $ à 4652,60 $ en raison d’un renforcement du dollar américain et d’une nouvelle vague de prises de bénéfices pour les investisseurs.

Enfin, l’argent entame la semaine en légère hausse par rapport à la fermeture de la semaine précédente avec une once à 84,30 $ le 2 février au matin. Ce rebond reste toutefois de courte durée et dès l’après-midi même, le cours de l’argent retombe à 77 $ l’once. Cela s’explique par un phénomène de prises de bénéfices massives ajouté à un relèvement des exigences de marge nécessaires pour investir sur les contrats à terme par le Chicago Mercantile Exchange, qui viennent tous deux augmenter le coût des positions pour les investisseurs institutionnels.

Les marchés ouvrent le 3 février 2026 sur une hausse du cours de l’or, l’once progressant de 4691 $ à 4966, 10 dollars le 4 février au matin. Ce rebond technique est alimenté par des achats d’investisseurs estimant que le métal avait été survendu après la correction des jours précédents. De plus, la baisse des jours précédents a convaincu les investisseurs que cette période était en réalité une opportunité à ne pas manquer d’acheter de l’or.

L’argent quant à lui, a suivi la même dynamique que l’or passant de 79,22 $ à 84,92 $ l’once le 4 au matin porté par un important rebond technique après la correction des jours précédents. Cette hausse est également alimentée par un phénomène massif de rachat de positions vendeusesau cours duquel des investisseurs ayant anticipé une poursuite de la baisse sont contraints de racheter leurs positions vendeuses afin de limiter leurs pertes.

Au cours de l’après-midi, le cours du brent repart à la hausse faisant passer le baril de brut de 67,33 $ à 69,46 $ le 4 février lors de la clôture des marchés.

Cette hausse s’explique par une période de grand froid aux États-Unis qui a entraîné une hausse des besoins en fioul domestique mais qui a également réduit ses capacités de production. Ce double effet a contribué à resserrer l’offre mondiale de brut et à soutenir le cours du Brent.

Le baril de Brent termine la semaine par une baisse accrue de son cours entre la journée du 5 février et du 6 au matin faisant passer son cours de 68,52 $ à 67,20 $ pour la séance d’ouverture du dernier jour de cotation de cette première semaine de février. En effet, les tensions géopolitiques se sont détendues suite à l’ouverture, le 6 février 2026 de discussions entre les États-Unis et l’Iran à Oman au sujet du programme nucléaire iranien.

En outre, les premières estimations faisant état d’une offre mondiale de brut supérieure à une demande attendue au recul au cours des premiers jours de février 2026 ont, de ce fait, soutenu cette dynamique baissière. Ces dernières seront d’ailleurs confirmées le 12 février par la publication d’un rapport de l’agence internationale de l’énergie.

Le 5 février 2026, le cours de l’or et de l’argent ont connu une phase de volatilité qui se prolongera d’ailleurs le lendemain. Le précieux métal jaune ouvre la séance à 4986,60 $ l’once avant de chuter dès l’après midi à 4889,50 $, tandis que l’argent, démarre à 87,65 $ l’once, porté par une forte demande malgré une offre physique limitée avant de corriger en fin de journée à 76,71 $. L’effet de l’annonce de l’ouverture des négociations prévues le lendemain à Oman, d’une augmentation du dollar et des taux de rendement des bons de dette du Trésor américain ont soutenu mécaniquement cette correction.

Cette baisse s’accentue le 6 au matin jusqu’à atteindre 4800 $ l’once pour l’or et 70,36 $ l’once d’argent, les marchés étant dans l’attente de la publication des chiffres de l’emploi américain prévue l’après-midi même.

Pour la clôture du 6 février, les cours de l’or, de l’argent et du Brent terminent tous en hausse à la suite de la mise en place de sanctions par l’administration américaine contre 14 navires permettant à l’Iran d’exporter son pétrole en dépit de l’embargo instauré en 2018. Par ailleurs, les avoirs de 15 entreprises impliquées dans le commerce ou le transport de pétrole brut iranien ont également été gelés, ravivant les craintes d’une escalade des tensions entre les États-Unis et l’Iran.

L’ultimatum avant la tempête

Pour débuter la semaine du 9 au 13 février 2026, le Brent démarre en hausse tout au long de la journée avec un baril passant de 67,25 $ à 69,04 $ à la clôture, porté par des craintes persistantes liées aux sanctions américaines de la semaine précédente. L’or connaît également une progression significative ouvrant à 5003,60 $ et clôturant à 5079,40 $ l’once en raison d’une ruée des investisseurs sur les valeurs refuges dans cette période de tension accrue.

Porté par les mêmes facteurs, l’argent démarre la journée à 78,10 $ dollars avant de clôturer à 82,23 $ l’once en fin de journée.

Le 10 février 2026, les marchés ouvrent avec un repli technique généralisé venant interrompre l’élan de la veille. Ainsi, le baril de Brent débute la journée à 69,04 $ avant de s’établir à 68,80 $ lors de la fermeture des marchés, bridé par une demande mondiale en légère baisse suite à l’amélioration des conditions météorologiques en Amérique notamment. L’or entame sa journée à 5084,30 $ l’once avant de reculer à 5031 $ lors de la  fermeture des marchés en raison de prise de bénéfices à court terme par les investisseurs et d’un dollar se renforçant à l’approche d’une publication sur l’inflation américaine prévue pour le 12 février 2026. Pour finir, l’argent handicapé par un besoin de liquidités des investisseurs afin de couvrir leur pertes sur d’autres matières premières, a lui aussi baissé toute la journée passant de 83,22 $ à 80,38 $ en fin de journée.

Dès le 11 février 2026, la tendance générale s’inverse de nouveau au profit d’une impulsion haussière faisant rebondir l’or de 5048 $ l’once à 5098,50 $ en fin de journée en raison d’un recul du dollar suite à la publication du rapport sur le chômage américain en hausse et d’investisseurs profitant du repli technique de la veille pour rediriger une part de leur capitaux dans le précieux métal jaune. L’argent soutenu par un investissement fort dans le secteur de l’intelligence artificielle et par un premier communiqué de presse du Silver Institute détaillant un potentiel déficit malgré des productions en hausse qui fut publié la veille, démarre sa journée à 80,50 $ pour s’établir à 83,92 $ l’once lors de la fermeture des marchés.

Le cours du Brent progresse, pour clôturer à 69,40 $ le baril après une ouverture à 69,10 $. Cette hausse s’explique par la crainte d’un conflit entre les États-Unis et l’Iran, membre fondateur et historique de l’Opep exportant environ 3,3 millions de barils de pétrole par jour au sein de l’organisation en janvier 2026 selon l’agence internationale de l’énergie. Enfin, les marchés, dans l’attente de la publication du rapport mensuel sur le marché du pétrole de l’agence internationale de l’énergie se sont alors rués sur les stocks disponibles craignant des chiffres de production et d’exportation en baisse.

La journée du 12 février 2026 s’ouvre avec un Brent chutant toute la journée passant de 69,68 $ à 67,52 $ le baril en raison de la publication de l’agence internationale de l’énergie faisant finalement état d’un surplus de l’offre de brut mondial par rapport à une demande internationale en baisse.

De plus, le dollar s’est renforcé ce jour, ayant donc également un impact sur les cours de l’or et de l’argent, qui sont libellés en dollar et deviennent alors mécaniquement plus chers pour les investisseurs étrangers. L’or a donc connu une correction lors de cette journée ouvrant à 5107,30 $ l’once avant de chuter à 4948,40 $ l’once lors de la fermeture des marchés. Ces deux phénomènes ont eu le même impact sur le cours de l’once d’argent passant alors de 84,12 $ à 75,68 $ lors de la fermeture des marchés.

Le 13 février 2026, le Brent ouvre en légère hausse à 67,58 $ avant de terminer la journée à 67,75 $ en raison d’un rebond technique provoqué par une couverture des positions des investisseurs à l’approche du weekend. De plus, le média BOE report très célèbre en Amérique du nord, explique que 3 unités de forage pétrolier ont été fermées ce jour-ci au profit du gaz naturel, ce qui n’impacte pas directement les stocks américains mais signale un potentiel recul de la production dans les semaines à venir. Le précieux métal jaune a lui aussi fini la semaine avec une hausse tout au long de la journée, l’once ouvrant à 4950 $ avant de clotûrer à 5046,30 $.

De plus, la publication d’un rapport le jour même indiquant que l’inflation était alors en baisse à 2,4% a permis aux investisseurs d’anticiper de potentiels assouplissements des futures décisions de la Fed quant aux taux directeurs américains.

L’argent pour finir, a ouvert à 75,16 $ l’once pour finalement clôturer la semaine à 77,96 $ en raison de la même publication mais aussi d’un phénomène où des investisseurs ayant parié à perte sur la baisse du cours de l’argent se sont empressés de racheter leur positions vendeuses pour limiter leurs pertes.

Pour débuter la semaine du 16 au 20 février, le cours du Brent ouvre en légère baisse poussant le baril à 67,42 $ en raison d’une demande mondiale plus faible que prévue mais également de par l’attente des négociations entre l’Iran et les États-Unis prévues le 17 février 2026 à Genève.

De plus, les rumeurs laissant entendre que l’organisation comptait réajuster ses taux de production journalier à la hausse.

Le pétrole finit cependant la journée en légère hausse à 67,97 $ le baril en raison de la fermeture des marchés américains dû au jour férié des présidents qui a lieu chaque année le troisième lundi de février.

 L’or quant à lui entame la semaine par une journée complète de baisse de son cours, l’once passant de 5038,09 $ à 5010,11 $ en fin de journée en raison d’un raffermissement du dollar, de la non ouverture des marchés américains et de la baisse de la prime de risque géopolitique suite à l’officialisation des négociations entre l’Iran et les États-Unis.

Le mardi 17 février 2026, à l’heure où l’Iran et les États-Unis entament des discussions en Suisse pour tenter de trouver un accord quant au nucléaire iranien, les marchés ont ouvert sur une baisse du Brent toute la journée jusqu’au lendemain matin faisant passer le baril de 67,88 $ le 17 au matin à 66,86 $.

Après une ouverture en légère hausse du cours de l’or le 17 février au matin faisant porter l’once à 5050 $ en raison de la réouverture des marchés américains, le précieux métal jaune s’est dévalué tout au long de la journée jusqu’au lendemain matin jusqu’à 4898,50 $ en raison de prises de bénéfices des investisseurs accompagnée des discussions en cours à Genève et d’une baisse de la demande liée au nouvel an chinois.

Le 18 février les marchés rouvrent avec les déclarations du ministre des affaires étrangères iranien Abbas Araghchi, qui annonce qu’un accord sur un ensemble de principes directeurs avait été trouvé tandis que le vice président américain, affirme que même si le dialogue est amené à se poursuivre certains points majeurs demeurent en suspens.

L’argent augmente toute la journée passant de 73,58 $ à 77,60 $ en fin de journée en raison de rachats de positions vendeuses des investisseurs, de l’attente de la publication de la retranscription de la réunion de la Fed du 27 et 28 janvier 2026 et d’une difficulté d’approvisionnement.

L’or a quant à lui augmenté jusqu’à 5009,50 $ l’once dans l’après midi se renforçant en raison d’un recul des taux de rendement obligataires poussant les investisseurs à s’intéresser au précieux métal jaune.

Enfin, la publication de la retranscription de la réunion de la Fed des 27 et 28 janvier derniers a démontré des divisions parmi les membres de l’institution monétaire américaine.

Certains craignaient de devoir augmenter une nouvelle fois les taux directeurs pour tenter de contenir l’inflation tandis que d’autres voulaient les baisser afin de redynamiser la consommation globale aux États-Unis.

En effet, des taux directeurs moins élevés affaiblissent le dollar, mais ils rendent surtout les emprunts et les achats à crédit moins chers pour les américains puisque la part d’intérêts contenue dans le prix total du produit diminue.

Par ailleurs, le Brent a lui aussi terminé la journée du 18 février en hausse, le baril atteignant 69,77 $ en raison de la crainte d’un conflit armé entre l’Iran et les États-Unis qui pourrait conduire à une pénurie rapide de stocks en cas de fermeture du détroit d’Ormuz et la décision de l’Opec de finalement poursuivre ses restrictions de production.

Lors de l’ouverture des marchés le jeudi 19 février 2026, le Brent a reculé légèrement pour atteindre 69,75 $ le baril dans l’attente de la publication des stocks américains par l’agence américaine d’information sur l’énergie qui annoncera dans l’après midi la baisse des stocks américains, rapport ayant alors provoqué une hausse du cours à partir de l’après midi à 71,27 $ jusqu’au 20 février au matin à 71,36 $ le baril.

D’autre part, l’or a lui aussi démarré la journée en baisse avec une once à 4993,70 $ en raison d’un dollar se renforçant et dun phénomène durant lequel les investisseurs, par besoin de liquidités, vendent leurs positions sur l’or pour couvrir des pertes sur d’autres investissements avant de terminer la journée à 4997,40 $ en raison d’un affaiblissement du dollar et des taux de rendement obligataires.

Porté toute la journée par les mêmes dynamiques, l’once d’argent débute la journée à 77,15 $ pour terminer la journée en hausse atteignant alors 77,63 $.

Cette hausse générale des cours en fin de journée s’explique par la prise de parole du président Trump en direct de son conseil de la paix annonçant qu’il se laissait 10 jours pour voir si un accord était trouvable ou non avec l’Iran.

Cet ultimatum a alors poussé les investisseurs à se rediriger vers les métaux précieux en raison de leur rôle de valeur refuge, et vers le pétrole qui, en cas de conflit et de décision de l’Iran de bloquer le détroit d’Ormuz, se retrouverait dans un gigantesque déficit d’offre physique.

Le 20 février les marchés ont ouvert avec la poursuite des hausses décrites la veille avec un baril de Brent à 71,36 $, une once d’or à 5015 $ et une once d’argent à 78,48 $. Cependant le baril de Brent s’est affiché en légère baisse en clôture de séance, le baril chutant à 71,30 $ en raison d’un désintérêt sur le pétrole juste avant le weekend et ce, malgré des tensions géopolitiques grandissantes.

En effet, le porte-avions USS Gerald R. Ford et ses trois destroyers d’escorte ont franchi le détroit de Gibraltar ce jour aux alentours de 13h00 heure locale faisant route vers le Moyen-Orient.

Cette annonce a immédiatement causé une hausse de la prime de risque géopolitique adossée au cours des métaux précieux portant de nouveau l’or et l’argent en hausse à 5080,90 $ l’once pour le précieux métal jaune et à 82,34 $ l’once pour le métal blanc.

De plus, les investisseurs se sont rués sur ces deux métaux précieux car, persuadés que des affrontements entre l’Iran et les États-Unis allaient se produire dans les prochains jours.

Pour finir, la publication du rapport américain annonçant une inflation conforme aux prévisions de la Fed à permis aux investisseurs d’espérer une certaine souplesse de la banque centrale américaine quant à ses prochaines prises de décisions sur les taux directeurs.

Dernières tentatives de négociations avant les affrontements

Lors de la séance d’ouverture des marchés du 23 février 2026, le cours du Brent a poursuivi sa baisse entamée lors de l’après-midi du vendredi 20 février, le baril descendant à 71,10 $. Cette poursuite de la baisse s’explique premièrement par la déclaration de Washington se disant prêt à reprendre les négociations avec Téhéran pour le jeudi 26 février 2026, si la délégation iranienne leur transmet une proposition nucléaire détaillée.

D’autre part, la signature d’un décret permettant à Trump d’instaurer des tarifs douaniers de 10 % sur tous produits entrant aux États-Unis en dépit des médicaments, des voitures et du pétrole qui a fait craindre un ralentissement de l’économie mondiale ce qui provoquerait une baisse de la demande internationale de Brent.

L’or et l’argent quant à eux ont poursuivi jusqu’au lendemain matin leur dynamique haussière portés par des statistiques macro-économiques américaines qui ont fait reculer le dollar. De plus, le retour important d’achats de ces deux métaux sur les marchés asiatiques et d’une demande d’argent en hausse pour satisfaire les besoins des secteurs industriels le nécessitant. Ainsi, le cours de l’or passe de 5114 $ lors de l’ouverture des marchés le 23 février 2026 à 5243,40 $ le lendemain matin, tandis que l’argent passe de 84,90 $ l’once à 88,61 $ sur les mêmes dates.

Le Brent quant à lui, a terminé la journée en légère hausse à 71,49 $ le baril en raison d’un dollar en baisse et de l’attente d’une décision de la Chine quant au décret américain.

Le 24 février 2026 au matin, le Baril de brent ouvre en légère hausse atteignant 71,68 $ en raison de la décision des investisseurs de ne pas vendre leur positions mais d’attendre les négociations avant de réagir. Cependant l’après-midi même le cours du pétrole va redescendre à 70,77 $ le baril en raison d’une prise de bénéfices des investisseurs.

Cette dynamique journalière sur le cours du Brent va s’appliquer jusqu’à la fermeture des marchés le 27 février 2026 en raison d’un bras de fer constant entre les tensions géopolitiques et les stocks de brut américains en hausse selon le rapport de l’agence américaine d’information sur l’énergie.

Ce dernier, publié le 25 février 2026 combiné à la force du dollar, a mené le baril de Brent à finalement clôturer à 72,48 $ lors de la dernière séance de la semaine. Cela s’explique par des craintes quant à un conflit entre l’Iran et les États-Unis qui conduirait sûrement l’Iran à bloquer le détroit d’Ormuz et ce, en dépit des annonces de poursuite des négociations entre les deux puissances prévues pour la semaine suivante.

Avant l’envolée du vendredi 27 février dans l’après-midi, les métaux précieux ont suivi la même dynamique, l’or se consolidant dans la zone des 5200 dollar, démarrant à 5201,90 $ pour finir à 5247,90 $ l’once tandis que l’argent débutait la séance à 89,08 $ avant de clôturer à 93,29 $ l’once.

Suite à l‘ordre d’évacuation américain concernant le personnel non essentiel de sa base à Israël, qui a donc laissé présager qu’un conflit n’était désormais plus évitable, les marchés des métaux précieux on tout deux clôturés en hausse à 5247,90 $ l’once pour l’or et 93,29 $ pour l’argent lors de la dernière semaine de cotations de la semaine.

Choc pétrolier, quand le Brent défie les valeurs refuges

Lorsque le conflit bascule de la parole aux affrontements armés, les marchés des matières premières entrent dans une phase de volatilité extrême. L’embrasement militaire du Moyen-Orient en mars 2026 déclenche donc un choc d’offre pétrolier d’une ampleur inédite. Mais, alors que le Brent s’envole sous la menace directe d’une rupture d’approvisionnement, l’or et l’argent subissent un phénomène contraire à leur nature de valeur refuge en reculant sous diverses pressions d’ordres financiers.

Comment l’envolée de l’or noir a-t-elle perturbé les dynamiques habituelles de l’or et de l’argent ? Pourquoi les investisseurs, étouffés par un changement complet et immédiat de la logique des marchés, se sont empressés de vendre leurs positions sur les métaux précieux ? Abacor vous décrypte tous ces facteurs externes aux marchés ayant eu un impact aussi important sur les cours des métaux précieux.

Le Moyen-Orient s’embrase, le Brent prend son envol

Le basculement débute précisément le 28 février 2026 à 7h45 avec le lancement coordonné de deux opérations militaires d’ampleur exceptionnelle nommées Epic Fury par les États-Unis et Roaring Lion par Israël. Plus de 100 avions de chasse participent alors à des frappes coordonnées visant plus de 1000 cibles différentes en Iran en moins de vingt-quatre heures selon les données américaines, principalement des centres de commandement, des infrastructures gouvernementales et plusieurs installations militaires stratégiques situées à Téhéran.

Cette première phase provoque immédiatement un choc politique majeur avec la mort de l’Ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique d’Iran. En réponse, Téhéran déclenche des tirs massifs de missiles balistiques contre plusieurs bases américaines situées au Qatar, aux Émirats arabes unis et au Koweït, faisant basculer le Moyen-Orient dans une guerre régionale de haute intensité. Les bombardements endommagent également une partie du Palais du Golestan à Téhéran, site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Dès le 1er mars, l’ensemble de la région entre dans une phase d’embrasement généralisé et le Hezbollah libanais lance des milliers de roquettes contre le nord d’Israël, saturant partiellement les systèmes antimissiles du dôme de fer. Des frappes iraniennes touchent également des infrastructures portuaires, pétrolières et maritimes stratégiques du sultanat d’Oman.

Dans le même temps, le pouvoir iranien tente de se réorganiser et Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême assassiné, est désigné comme successeur provisoire tandis que le général Ahmad Vahidi prend la direction des Gardiens de la Révolution après la mort de Mohammad Pakpour. Le discours officiel iranien se structure autour de l’opération Promesse Honnête 4, vaste campagne de représailles étendue du Moyen Orient jusqu’à Chypre.

Le 2 mars, Téhéran annonce officiellement la fermeture du détroit d’Ormuz, cette décision provoque immédiatement une onde de choc mondiale. Le détroit concentre en effet près de 20% des flux pétroliers mondiaux et même 30% de ceux transportés par voie maritime.

Les raffineries saoudiennes de Ras Tanura suspendent alors temporairement leurs opérations et les marchés pétroliers entrent dans une phase de tension extrême. Le Brent, qui évoluait encore autour de 72,48 $ le baril avant l’escalade, entame une progression fulgurante et atteint 81,57 $ le baril. L’once d’or évaluée à 5201,90 $ le 27 février 2026 atteint quant à elle 5360 $, tandis que l’once d’argent qui valait initialement 89,07 $ grimpe à 96 $.

Le 3 mars, Israël lance une offensive terrestre dans le sud du Liban afin de neutraliser les capacités de tir du Hezbollah et plus de 5000 bombes auraient donc été larguées sur différentes infrastructures iraniennes selon Tsahal. Le pétrole remonte alors à 79 $ le baril après avoir subi une phase de correction la veille dans l’après midi. Cette hausse s’explique par le blocage du détroit d’ormuz par l’Iran mais également par l’annonce de Qatar Energy de stopper la production de gaz naturel liquéfié la veille suite aux frappes survenues dans les installation pétrolières de Saudi Aramco la veille dans la région de Ras Tanura.

L’once d’or quant à elle, se réhausse légèrement à 5335,70 $ en raison de la confirmation du blocage du détroit d’Ormuz et l’annonce de l’échec de la tentative de médiation menée par l’ONU dans la nuit du 2 au 3 mars.

Pour finir, l’argent se stabilise autour de 89,69 $ soutenu par un choc structurel d’approvisionnement du métal blanc dans le secteur industriel.

L’Union européenne, qui n’avait pas été consultée avant l’offensive initiale du 28 février, exprime rapidement son inquiétude et Emmanuel Macron appelle publiquement à la retenue bien que pour Bruxelles, les Gardiens de la Révolution soient officiellement une organisation terroriste depuis le 26 janvier 2026.

Le 4 mars, un sous-marin américain coule la frégate iranienne Dena au large du Sri Lanka alors que Washington affirme avoir neutralisé l’essentiel du haut commandement militaire iranien.

Le Brent grimpe alors à 82 $, tandis que, depuis Mar-a-Lago, le président américain supervise personnellement une stratégie de pression maximale visant officiellement à détruire les capacités nucléaires et balistiques iraniennes. Dans le même temps, l’or recule à 5 110 $ l’once et l’argent à 82,40 $ suite à l’annonce d’une réunion d’urgence de la Fed faisant craindre aux investisseurs une augmentation des taux directeurs de la banque centrale américaine.

En effet, une telle décision pourrait rendre le dollar plus fort et le rendement des bons du Trésor américain plus attractif, ce qui pousserait les investisseurs à se désintéresser du précieux métal jaune pour rediriger leurs investissement vers des actifs plus rémunérateurs.

De plus, l’Agence Internationale de L’Energie (AIE) annonce débloquer une partie de ses réserves de pétrole, calmant ainsi temporairement la pression acheteuse alors importante sur le métal jaune.

Quand l’or noir fait trembler le métal jaune

Le 9 mars au matin, le Brent a frôlé les 100 $ dans un contexte d’arrêt des exportations du Qatar, d’approbation de la nomination du nouveau guide suprême iranien et de frappes iraniennes sur la raffinerie de Bahreïn. En parallèle, l’or est remonté à 5 186,70 $ l’once et l’argent s’est stabilisé autour des 84 $.

La deuxième semaine de mars prend alors l’apparence d’un véritable lundi noir énergétique où le Brent dépasse les 100 $ le 12 mars, malgré l’intervention coordonnée du G7 et de l’Agence internationale de l’énergie promettant la mise sur le marché de 400 millions de barils afin de limiter la flambée qui a été annoncée la veille.

L’or, pourtant historiquement considéré comme une valeur refuge, entame alors une correction importante, ainsi, l’once passe de 5 186,70 $ à l’ouverture des marchés le 9 mars à environ 5 084 $ le 13 mars. Cette baisse s’explique principalement par la hausse brutale du pétrole, le renforcement du dollar américain et les anticipations d’un maintien durable de taux élevés par la Réserve fédérale américaine. Le métal jaune qui est un actif ne générant pas de rendement, devient alors temporairement moins attractif face à des placements rémunérés offrant des taux évolutifs tels que les bons du Trésor américain par exemple.

Le 12 mars, Donald Trump réaffirme que l’objectif américain demeure la destruction complète du programme balistique iranien et l’arrêt définitif des activités nucléaires de Téhéran, stratégie qu’Israël soutient pleinement en exigeant la remise de l’ensemble des stocks d’uranium enrichi.

Les conséquences économiques deviennent rapidement visibles en Europe et en Asie et les prix des carburants dépassent 2,30 euros le litre dans plusieurs pays européens. Compte tenu du contexte, la Banque centrale du Japon présente un bilan avec une inflation estimée à 2,6% soit 0,6% de plus que l’objectif initial en raison du conflit et l’inflation qu’il génère. 

L’argent quant à lui, remonte à 86 $ l’once après une légère baisse, poussé dès ce matin là par des perturbations logistiques dans des mines d’Amérique latine comme des grèves minières au Pérou tout au long du premier trimestre de 2026 avant de terminer la semaine le 13 mars en légère baisse à 83,91 $ l’once en raison d’une correction technique.

Une crise de liquidités fait plier les métaux précieux

Le 16 mars 2026, le cours du Brent débute la semaine de cotation en baisse toute la journée passant de 100,70 $ le baril à 96,04 $ en fin de journée en raison d’anticipation d’une inflation mondiale galopante suite à la fermeture du détroit d’Ormuz, mais également des tentatives d’atténuer la pénurie de pétrole en l’acheminant à travers divers pipelines en Arabie Saoudite et aux Émirats Arabe Unis.

L’or a également baissé tout au long de cette première journée de cotation de la semaine, l’once passant de 5049,30 $ à 5039,40 $ en fin de journée. Cette baisse s’explique par le renforcement du dollar américain et un besoin urgent de liquidités.

L’argent s’est quant à lui consolidé tout au long de la journée passant de 80,29 $ l’once à 80,68 $ en raison d’un rebond technique.

Les 18 et 19 mars marquent un nouveau tournant stratégique lorsque l’Iran attaque les installations de gaz naturel liquéfié de Ras Laffan au Qatar ainsi que plusieurs zones gazières liées au champ South Pars, propriété du Qatar et de l’Iran. Le Brent dépasse alors 105 $ le baril, tandis que les marchés énergétiques entrent dans une phase de panique physique caractérisée par des difficultés d’approvisionnement immédiates.

Pourtant, l’or et l’argent poursuivent simultanément leur correction avec une once d’or passant de 5046,60 $ le 18 au matin à 4 640,50 $ le 19 au soir tandis que l’once d’argent est passée de 79,39 $ à 71,22 $ sur les mêmes dates.

Cette séquence illustre un phénomène classique de crise systémique où, lorsque certains marchés chutent brutalement, les investisseurs institutionnels liquident parfois leurs positions sur les métaux précieux afin de couvrir des pertes financières sur d’autres actifs.

Le 20 mars 2026, le brent connaît une trajectoire haussière tout au long de la journée passant de 102,6 $ le baril pour finir à 106,41 dollars tandis que la fermeture du détroit d’Ormuz contraint alors plusieurs pays exportateurs tels que l’Arabie Saoudite ou l’Irak à réduire leurs production voir à la stopper.

L’or et l’argent quant à eux rebondissent légèrement lors de l’ouverture du matin leurs onces atteignant respectivement 4689,40 $ pour l’or et 72,83 $ pour l’argent avant de baisser l’après midi jusqu’à 4609,60 $ pour le précieux métal jaune et 69,66 $ pour le métal blanc en raison d’une vente conséquente de métaux précieux, toujours suite à des besoins de liquidités en dollar.

Entre faux espoirs d’accalmie et besoin de liquidités 

Après être monté à 106,41 $ le baril le 20 mars après-midi, le Brent atteint un nouveau pic à 107,50 $ le lundi 23 mars à l’ouverture des marchés.

Le brut a ensuite clôturé en forte baisse ce même lundi, apaisé par l’annonce de l’ouverture d’un canal de communication par le Pakistan portant donc le baril à 95,92 $. Cependant il entame ensuite une hausse de son cours jusqu’au 27 mars lors de la fermeture des marchés suite à la déclaration de l’Iran niant toute négociation provoquant la reprise des affrontements. Le baril de Brent clôturera ainsi la semaine à 112,57 $.

Dans le même temps, l’or entame une chute dès la première séance de cotation de la semaine l’once passant de 4475 $ à 4 418 $ le 24 mars sous l’effet des déclarations fermes de Jerome Powell, président de la banque centrale américaine, qui a exclut toute baisse prochaine des taux directeurs.

Contrairement à son homologue doré, l’argent a connu une hausse de son cours entre le 23 mars dès l’ouverture des marchés et le 25 mars en fin de journée poussant le cours de son once de 66,65 $ à 72,39 $ en raison de l’approche de la fin des contrats à terme sur le métal brillant mais également d’un retour important de la demande sur les marchés asiatiques.

Le 26 mars 2026, les cours de l’or et de l’argent ont tous deux fortement corrigé durant la journée passant de 4539,80 $ à 4392,30 $ pour l’once d’or et de 70,57 à 67,70 $ pour l’once d’argent en raison d’une anticipation de hausse des taux de la Fed fin mars, d’une augmentation des taux de rendements obligataires et d’un renforcement du dollar. Enfin, les investisseurs ayant encore un fort besoin de liquidités pour couvrir leurs pertes sur d’autres marchés ont décidé de vendre massivement leurs positions sur les métaux précieux.

Toutefois la journée du 27 mars 2026 s’inscrit sur une hausse commune de l’or et de l’argent tout au long de la journée propulsant l’once du précieux métal jaune de 4398,10 à 4508,60 $ et l’once de métal blanc de 68,41 $ à 69,56 $.

Entre trêves fragiles et guerre des blocus

Après le choc initial du mois de mars, le début du printemps 2026 s’impose comme une séquence d’instabilité permanente, oscillant entre illusions de détente et repositionnements stratégiques. L’ouverture de pourparlers et les réouvertures temporaires du détroit d’Ormuz offrent de courts moments de répit aux marchés, rapidement balayés par l’instauration de blocus navals et par des divisions au sein du camp occidental.

Comment ces événements ont-ils soutenu la volatilité extrême du Brent, de l’or et de l’argent ? De quelle manière les marchés des métaux précieux ont-ils absorbé les tensions d’approvisionnement physique, les vagues de rachats rapides de positions vendeuses, d’appels de marge et les décisions des pays du Golfe et des institutions monétaires internationales ?

La fin du mois de mars est ensuite marquée par une rupture des négociations via le Pakistan faisant bondir le Brent à 108,01 $ avant d’atteindre un sommet proche de 118,35 $ le 31 mars, dans un contexte de pénurie critique de diesel en Europe. Soutenus par la baisse des rendements obligataires à 10 ans, la demande industrielle et les achats des banques centrales menés par la Pologne en tête des acheteurs avec 31 tonnes acquises au premier trimestre 2026 pour l’or, les métaux précieux terminent le mois en hausse. L’or grimpe alors à 4 678,60$ l’once et l’argent s’établit à 74,91 $.

Le 1er avril, la Chine supprime les remboursements de taxe à l’exportation sur les produits photovoltaïques et cette décision soutient immédiatement le marché de l’argent, dont l’once remonte à 76,78 $ en raison des besoins industriels liés au solaire.

L’or connaît également une remontée de son cours pour atteindre 4698,40 $ l’once, porté par le repli temporaire du dollar. Cette dépréciation du billet vert rend le métal précieux plus attractif pour les investisseurs internationaux, déclenchant une envolée de la demande physique de lingots et de pièces en Asie notamment. Le baril de Brent a quant à lui reculé à 103,63 $ et ce repli s’explique par la hausse des stocks américains rapportée par l’agence américaine d’information sur l’énergie combinée à l’utilisation des réserves stratégiques mondiales, notamment en Chine. Par ailleurs, la flambée passée des cours a mécaniquement freiné la demande mondiale.

Accalmie sur Ormuz et revirement sur les métaux précieux 

Le 7 avril, la Chine et la Russie opposent leur veto à une résolution de l’ONU visant à imposer la réouverture du détroit d’Ormuz. Alors que le Brent stagne autour de 110 $, les métaux précieux baissent suite à des prises de bénéfices. L’once d’or recule ainsi à 4 678,60 $ et l’argent à 72,86 $, toujours pénalisés par un dollar fort et des rendements obligataires américains au plus haut, nettement plus attractifs pour les investisseurs.

Le 8 avril, sous médiation pakistanaise, un cessez-le-feu de quatorze jours est signé. Le Brent retombe brièvement autour de 95 $ tandis que l’or remonte à 4 747,20 $ grâce à l’affaiblissement du dollar. L’argent, pour finir, repasse également au-dessus de 73 $ l’once pour les mêmes raisons que son homologue doré et ce, malgré le cessez-le-feu et une réouverture partielle du détroit d’Ormuz.

Les métaux précieux ont, lors de cette séance, profité d’un recul du dollar mais également d’un déclenchement d’achats de positions par des investisseurs ayant parié à perte sur la baisse du cours. Pour limiter leurs pertes, ces derniers achètent alors de l’or en grande quantité, ainsi, cette vague d’achats ajoutée à la demande naturelle du marché influence une hausse des cours.

Lors de l’ouverture des marchés le 9 avril 2026, le cours du Brent débute la journée en légère hausse le baril atteignant 97,10 dollars en raison de la publication d’un rapport de l’agence américaine d’information sur l’énergie faisant état d’une baisse des stocks de brut américain. De plus, l’étude de routes alternatives pour le transport de brut tel que le port de Yanbu en Arabie Saoudite a démontré qu’en dépit de l’acheminement possible, les quantités exportées ne seraient en aucun cas suffisante pour pallier à la pénurie en cours suite à la fermeture du détroit d’Ormuz.

Cependant le cours a finalement corrigé dans l’après midi le baril s’établissant à 95,92 $ en raison d’une information selon laquelle l’Opep envisageait d’augmenter ses taux de production, toutefois cette information n’a pu être vérifiée et les investisseurs ont donc agi en tenant compte de rumeurs et d’éventualités. L’or quant à lui, a connu une trajectoire inverse et alors que l’once avait démarré cette journée de cotation à 4744,80 $, elle clôture à 4818 $ suite à la publication d’un rapport sur l’inflation américaine en hausse provoquant une baisse des taux de rendements obligataires ce qui rend alors l’or plus attractif.

L’argent soutenu par les mêmes dynamiques que l’or a débuté cette journée de cotation à 74,30 $ pour la finir à 76,44 $ l’once.

Le blocus naval américain et la division de l’Occident 

Suite à l’échec des négociations d’Islamabad autour du dossier nucléaire iranien le 11 avril, Washington instaure un contre-blocus naval total interdisant l’accès aux ports iraniens le 13 au matin. Le Brent débute alors cette semaine de cotation en hausse à 100,94 $ le baril avant d’entamer une baisse effective de l’après midi même jusqu’au 15 avril après-midi, le baril passant alors de 99,36 $ à 94,93 $, en raison d’un rapport de l’agence internationale de l’énergie dans lequel l’institution explique, qu’en raison de l’inflation galopante aux quatres coins du monde, la demande internationale de pétrole baisse. 

L’or quant à lui, poursuit son mouvement de recul à l’ouverture des marchés pour atteindre 4710 $ l’once en raison de l’anticipation des investisseurs autour des prochaines décisions monétaires de la Fed. L’argent baisse également jusqu’à 74,85 $ l’once le 13 au matin, poussé par une baisse anticipée d’activité dans les secteurs industriels où il est moins utilisé en raison des coûts en augmentation de l’énergie.

L’après midi du 13 avril est marquée comme le départ d’un rebond haussier sur les métaux précieux, faisant passer de 4767,40 $ à 4862,70 $ l’once d’or le 15 au matin et de 75,67 $ à 79,71 $ l’once d’argent à la même date. Cette hausse simultanée des métaux précieux s’explique par un gros phénomène d’accélération technique des cours couplé à un recul des taux de rendements obligataires.

Le 15 avril dans l’après-midi, l’or entame une baisse qu’il poursuivra jusqu’à la fermeture des marchés le 16 avril en passant de 4823,60 $ à 4808,30 $ l’once en raison des espoirs grandissant autour de la reprise des négociations entre les États-Unis et l’Iran. D’autre part, la Fed a publié un rapport présentant des données économiques américaines satisfaisantes. L’argent quant à lui, a également entamé une baisse qui s’est poursuivie jusqu’au 17 avril au matin faisant passer l’once d’argent de 79,63 $ à 78,71 $. Cette baisse s’explique premièrement par une pression mécanique du dollar et des taux de rendements obligataires suite au rapport de la Fed.

Cependant, le Brent continue sa hausse le 16 avril dans l’après midi clôturant à 99,39 $ le baril en raison des stocks américains en baisse et d’une estimation quant aux pertes de barils que pourrait engendrer le blocus américain des ports iraniens et la prolongation de la fermeture du détroit d’Ormuz.

Le 17 avril, la France et le Royaume-Uni annoncent la création d’une force navale européenne indépendante afin de sécuriser le passage des pétroliers sans rejoindre totalement la stratégie de blocage américaine. Pendant ce temps, les marchés ont ouvert avec un Brent de nouveau en baisse toute la journée passant de 98,45 $ à 90,38 $ le baril.

Cette baisse s’explique par l’optimisme des marchés quant à la potentielle tenue de nouvelles négociations entre les deux opposants et l’éventuelle prolongation du cessez-le-feu alors effectif jusqu’au 22 avril 2026. De plus, l’Iran a annoncé dans la journée que le détroit d’Ormuz rouvrait progressivement pour les navires commerciaux, réduisant donc les craintes de pénurie totale de brut. Pour finir un rapport de l’agence internationale de l’énergie paru le 14 avril, déclare que la demande mondiale de pétrole est encore en baisse suite à l’augmentation brutale des prix.

L’or quant à lui, a suivi la trajectoire inverse passant de 4811,80 $ l’once le matin à 4879,60 $ l’once le 17 avril 2026 dans l’après-midi. Cette hausse s’explique par une inflation accrue par la crise actuelle sur l’énergie, par un regain d’intérêt pour le précieux métal jaune sur le marché asiatique et par l’attente de communications de deux membres de la Réserve Fédérale américaine avant la réunion monétaire du 28 et 29 avril prochain.

Pour finir cette semaine de cotation, l’argent s’est inscrit en hausse également en fin de journée pour atteindre 81,84 $ suite à de nombreuses commandes industrielles réévaluant son cours à la hausse.

Ormuz de nouveau cadenassée et pénurie sur le métal blanc confirmée

Suite à l’interception d’un navire iranien par les États-Unis non loin du détroit d’Ormuz, l’Iran a décidé de fermer à nouveau le détroit d’Ormuz, propulsant donc le baril de Brent à 91 $ le 20 avril à l’ouverture des marchés. Il a cependant corrigé à 90,43 $ en fin de journée suite à l’optimisme entourant l’éventuelle prolongation du cessez-le-feu alors en vigueur jusqu’au 22 avril 2026 mais également à cause d’une hausse du dollar.

L’or quant à lui, a baissé le matin du 20 avril pour arriver à 4811,80 $ l’once écrasée par un dollar se revalorisant mais également par l’incertitude planante autour des prochaines décisions de la Fed. Malgré tout, le précieux métal jaune va entamer une dynamique haussière jusqu’au lendemain matin, faisant passer l’once de 4828,80 $ à 4842,40 $ le matin du 21 avril.

Pour finir, l’argent a baissé tout au long des séances du 20 et du 21 avril 2026 faisant passer l’once d’argent de 80,24 $ le 20 au matin à 76,49 $ le lendemain à la fermeture des marchés.

Le 21 avril, Donald Trump prolonge un cessez-le-feu fragile tout en maintenant le blocus maritime faisant ainsi chuter le trafic dans le détroit d’Ormuz à seulement 5 % de sa capacité normale. Cette décision encourage donc une montée du cours du baril de Brent à 93,24$ dès la fermeture des marchés ce jour. 

Cette dynamique sera effective jusqu’à la fermeture des marchés le 22 avril où le brut s’achète alors à 96,18 $ le baril en raison de stocks américains en baisse tandis que l’acheminement de l’or noir dans le détroit d’Ormuz reste extrêmement complexe.

L’or connaît alors une hausse de son cours tout au long de la journée du 22 et le 23 au matin faisant passer l’once de 4738,70 $ le 22 au matin, à 4759,20 $ le lendemain. En effet, malgré la prolongation du cessez-le-feu, les marchés restent conscients des tensions géopolitiques entourant le conflit, tandis que le centre de commandement annonce ce jour même l’interception officielle de 29 navires depuis le 13 avril 2026, début officiel du blocus des ports iraniens par les États-Unis.

Une trajectoire haussière s’inscrit également lors de la journée du 22 avril 2026 pour l’argent passant de 76,84 $ l’once au matin à 77,96 $ lors de la fermeture des marchés. Cette dernière s’explique de par la publication du rapport annuel World Silver Survey qui stipule que le métal blanc est en déficit d’offre pour la sixième année consécutive à cause de la demande à destination des industries liées à la transition énergétique et aux semi-conducteurs.

Le 23 avril les marchés ouvrent avec un baril de Brent en léger recul à 95,89 $ suite à une correction technique avant d’entamer une phase haussière entre le 23 dans l’après midi et le 24 au matin le baril passant donc de 99,35 à 100,35 $. Cette hausse s’explique par des attaques dans le détroit d’Ormuz menées par les Gardiens de la Révolution sur des pétroliers et par l’annulation des négociations initialement prévues ce jour suite au refus de L’Iran d’y participer, annoncé officiellement le 21 avril 2026.

Entre l’après-midi du 23 avril 2026 et la matinée du 24 avril 2026, le cours de l’or a connu un repli principalement déclenché par des prises de bénéfices massives de la part des investisseurs suite aux récents sommets. Cette baisse a été accentuée par un renforcement simultané du dollar américain et une remontée des rendements des obligations d’État, des facteurs réduisant mécaniquement l’intérêt des investisseurs pour le métal jaune.

L’argent écrasé par les mêmes dynamiques que l’or et par une demande industrielle en baisse a enregistré une journée de baisse le 23 avril 2026, l’once passant de 77,84 $ à 75,50 $ en fin de journée.

Pour ouvrir la dernière journée de cotation de la semaine, l’argent a évolué tout au long de la journant passant de 75,56$ à 77,41 $ l’once soutenu par une vague massive d’achats.

L’or a également clôturé la semaine en hausse passant de 4715,60 $ à 4740,90 $ l’once soutenu par un dollar s’affaiblissant et une stratégie de diversification des actifs.

Pour finir, le brent a quant à lui, enregistré une légère baisse en terminant la semaine à 99,13 $ le baril en raison de rumeur d’un potentiel accord concernant la réouverture du détroit d’Ormuz et du franchissement du détroit de plusieurs navires sans encombres.

Le coup de tonnerre des Émirats Arabes Unis et le sursaut de la Fed

La semaine du 27 avril au 1er mai s’ouvre dans un climat de tension extrême. Dès le début de la semaine, le Hezbollah intensifie ses attaques de drones au Sud-Liban malgré un cessez-le-feu théorique. Ce regain de tension propulse le baril de Brent de 100,95 $ à 101,69 $ dès le 27 avril, porté par une prime de risque géopolitique accrue et une demande mondiale ferme.

A l’inverse, l’or subit une nette correction, glissant de 4713,10 $ à 4693,70 $ l’once sous l’effet du raffermissement du billet vert, de statistiques macroéconomiques américaines solides et de la remontée des rendements sur les Bons du Trésor à 10 ans. L’argent emboîte alors le pas au métal jaune et recule à 75,03 $ l’once.

Le 28 avril, Téhéran transmet une nouvelle proposition de paix via le Pakistan dans laquelle l’Iran accepte la réouverture du détroit d’Ormuz en échange d’une levée du blocus maritime américain. Donald Trump réunit alors son conseil de sécurité nationale afin d’étudier cette proposition.

Le même jour, les Émirats arabes unis provoquent une onde de choc en annonçant envisager une sortie de l’Opep qui sera effective dès le 1er mai 2026.

Entre le 28 et le 30 avril, l’argent chute brutalement jusqu’à 71,76 $ l’once, pénalisé par les craintes d’une baisse de la croissance économique mondiale pour le deuxième trimestre consécutif.

Le pétrole poursuit au contraire son envolée jusqu’à 120,34 $ le 30 avril au matin dans un contexte de blocage des exportations iraniennes et de forte demande asiatique.

L’or évolue quant à lui dans une extrême volatilité, oscillant entre rebond technique et prises de bénéfices des investisseurs à l’approche des annonces de la Fed.

Par ailleurs, les rapports macro financiers américains publiés quelques jours plus tôt ravivent la crainte de voir les taux d’intérêt stagner à des niveaux élevés plus longtemps que prévu.

Un retournement de tendance apparaît toutefois dès le 30 avril après-midi. L’or remonte progressivement jusqu’à 4644,50 $ le 1er mai, porté par un discours jugé moins agressif de Jerome Powell en dépit du statu quo sur les taux directeurs. Parallèlement, le repli du dollar et des rendements obligataires a incité les investisseurs à des rachats de positions avant la fermeture des marchés européens pour la fête du travail.

Dans le même temps, le Brent entame une phase de correction en revenant autour de 114 $ le baril. Ce repli s’explique par la détente de la prime de risque grâce à l’annonce d’une réouverture partielle du détroit d’Ormuz suite à une médiation entamée par le Qatar et les Nations Unies.

En parallèle, les marchés ont été douchés par la publication des indices d’activité manufacturière en Chine jugés inférieurs aux attentes. Enfin, l’augmentation surprise de l’Opep de la production de certains membres pour compenser les perturbations récentes a fini par rééquilibrer les anticipations, ramenant les prix vers des niveaux plus soutenables.

L’ère Kevin Warsh et le retour de la stagflation

En mai 2026, la crise militaire se double d’un choc macroéconomique mondial majeur avec le basculement de l’économie mondiale dans une situation où la croissance économique stagne à cause d’une inflation trop élevée due aux prix de l’énergie. Par ailleurs le coût financier du conflit pèse lourdement sur Washington en atteignant presque 29 milliards de dollars à l’aube d’un changement majeur au sein de la banque centrale américaine.

Comment des événements majeurs tels que la marée noire sur l’île de Kharg, la décision iranienne de taxer le détroit d’Ormuz ou l’arrivée d’un nouveau président à la Fed risquent-ils d’entraîner les marchés vers de nouveaux paradigmes ?

Marée noire à Kharg et panique pétrolière à la Maison-Blanche

La semaine du 4 au 8 mai s’ouvre sur une correction générale où le baril de Brent retombe autour de 106,60 $ suite à une annonce la veille de l’Opep déclarant que l’Arabie Saoudite, l’Irak, Oman, le Koweït et la Russie vont augmenter leur taux de production. Tout au long de la journée, l’once d’or subit une forte pression vendeuse, glissant de 4 644 $ à 4 533,30 $ sous l’effet de statistiques solides sur l’emploi américain et d’un renforcement du dollar.

L’argent quant à lui, recule de 76,45 $ l’once à 73,52 $, pénalisé par le ralentissement manufacturier en Asie et en Europe.

Mais dès l’après-midi du 4 mai, la tendance s’inverse brutalement car le rejet officiel par la Maison Blanche de la dernière proposition de paix iranienne propulse le Brent à 114,44 $, les marchés redoutant un conflit prolongé. Dès l’ouverture des marchés le 5 mai, l’or entame sa remontée à 4 534 $ l’once, soutenu par le retour en force d’une prime de risque liée à l’effondrement du trafic pétrolier dans le détroit d’Ormuz.

L’argent, après avoir chuté à 73,17 $ le matin, amorce un rebond à 73,58 $. Ce mouvement de hausse s’accélère le 7 mai au soir lorsque le métal blanc grimpe à 80,18 $, que le métal jaune culmine à 4 710,90 $ l’once alors que le baril de pétrole redescend à 100,06 $.

Enfin, le vendredi 8 mai est marqué par une phase de volatilité extreme, alors que des images satellites révèlent une marée noire majeure près de l’île iranienne de Kharg et qu’Israël poursuit ses frappes au Sud-Liban. Dans l’attente d’une rencontre stratégique entre Donald Trump et Xi Jinping, le Brent recule pourtant légèrement à 101,29 $.

À l’inverse, l’or termine la semaine au plus haut à 4 730,70 $, épaulé par l’argent qui bondit à 80,86 $ sur fond de forte demande physique.

Le coût de la guerre affole Washington tandis que les métaux tanguent

L’or ouvre le 11 mai à 4 690 $ l’once sous l’effet du renforcement du dollar et d’arbitrages vers les obligations américaines, l’argent corrige également à 80,15 $ après un phénomène de vente des positions à court et moyen terme afin de prendre des bénéfices suite à la dynamique haussière de la semaine précédente.

En revanche, le pétrole continue de grimper, le Brent atteignant les 104 $ le baril. Cette hausse est soutenue par des indicateurs économiques chinois supérieurs aux attentes, qui témoignent d’une forte activité industrielle et donc d’une augmentation de la demande chez le premier importateur mondial. 

Sur le terrain militaire, la trêve du 17 avril vole définitivement en éclats au Sud-Liban où Israël multiplie les raids aériens à Nabatieh, AlBazouryiah ainsi que dans le village d’Arnoun par exemple, tandis que le Hezbollah intensifie ses attaques de drones.

Cette nouvelle dégradation géopolitique modifie rapidement la psychologie des investisseurs et entre l’après-midi du 11 mai et le matin du 12 mai, l’or rebondit à 4 745,30 $, tandis que l’argent atteint 86,74 $.

Le pétrole poursuit également sa hausse jusqu’à 107,77 $, le marché physique entrant progressivement dans une structure où à cause de la pénurie physique, les prix immédiats deviennent supérieurs aux prix futures d’un cours, phénomène rare traduisant une tension immédiate sur les approvisionnements physiques disponibles.

Le 12 mai après-midi, après la publication d’une inflation américaine ressortant à 3,8 %, le dollar et les rendements obligataires repartent fortement à la hausse.

L’or chute alors à 4 686,70 $ l’once, tandis que l’argent recule à 85,59 $ dans un contexte de liquidation généralisée.

Parallèlement, des fractures politiques apparaissent à Washington face au coût croissant de la guerre atteignant presque les 29 milliards de dollars et le 13 mai, l’or rebondit à nouveau à 4 706,70 $ l’once, grâce à des rachats techniques sous le seuil psychologique des 4 700 $.

L’argent connaît même une accélération spectaculaire jusqu’à 89,36 $ portée par les espoirs liés au sommet entre Donald Trump et Xi Jinping à Pékin et le Brent recule légèrement vers 105,63 $ après la publication d’indicateurs américains laissant craindre un ralentissement économique mondial.

Les discussions entre Washington et Téhéran restent cependant extrêmement fragiles autour du programme nucléaire iranien et de la réouverture du détroit d’Ormuz tandis qu’Israël critique publiquement tout compromis jugé insuffisant concernant les missiles balistiques iraniens.

Le 14 mai, les marchés entrent dans une phase d’attentisme, où le Brent se stabilise autour de 105,78 $ après plusieurs déclarations évoquant une coopération sino-américaine pour sécuriser la liberté de navigation.

L’once d’or et d’argent corrigent toutefois fortement jusqu’au 15 mai au matin sous l’effet de la perspective durable de taux élevés aux États-Unis faisant baisser le cours de l’or de 4696,80 $ l’once le 14 mai au matin à 4591,90 $ lors de la fermeture du lendemain.

La publication d’une note prudente de l’UBS concernant la demande industrielle de l’argent a quant à elle fait baisser le cours du métal blanc de 88,12 $ l’once le 14 au matin jusqu’à 77,54 $ le lendemain à la fermeture.Dans le même temps, les pays des BRICS réunis en Inde peinent à afficher une position commune face à l’explosion des coûts des matières premières.

Le 14 mai après-midi, plusieurs navires commerciaux chinois obtiennent finalement l’autorisation de franchir le détroit d’Ormuz sous contrôle iranien.

Cette détente relative provoque quelques prises de bénéfices sur le pétrole tandis que plusieurs opérateurs commencent à anticiper une possible réouverture partielle des flux commerciaux régionaux.

Toutefois, les bombardements israéliens au Liban s’intensifient à nouveau tandis que le Hezbollah poursuit ses tirs frontaliers et le 15 mai, Donald Trump menace publiquement l’Iran depuis Pékin en cas d’échec des discussions diplomatiques.

Le Brent rebondit aussitôt à 106,58 $ avant de clôturer à 109,25 $, alors que l’or et l’argent poursuivent leur repli, s’affichant respectivement à 4591,90 et 77,55 $ l’once pour la dernière séance de cotation de la semaine.

du 18 au 22 mai

L’iran taxe le détroit, la Fed change de visage 

Après les menaces proférées par Trump à l’encontre de l’Iran le 15 mai 2026, le cours de Brent a ouvert le 18 au matin à 109,75 $ le baril poursuivant donc la hausse entamée la semaine précédente.

Cette dernière est soutenue par l’échec officiel du sommet sino-américain où les deux superpuissances n’ont pas réussi à trouver un moyen de rouvrir Ormuz, mais également par des frappes de drones d’origine inconnue sur un complexe nucléaire aux Emirats Arabes Unis qui a provoqué un incendie mais n’a pas fait de blessés.

L’or, soutenu par un mouvement massif de vente, par un dollar en hausse et par une incertitude de la politique de la Fed dont le nouveau président fut confirmé ce jour par le Sénat américain, poursuit sa baisse pour atteindre 4547,60 $ l’once.

Considéré comme un partisan traditionnel d’une politique monétaire restrictive, Kevin Warsh a néanmoins surpris les marchés en défendant depuis plusieurs mois une approche plus accommodante afin d’accompagner le développement de l’intelligence artificielle dans sa thèse intitulée “productive dovishness”.

Écrasé par les mêmes dynamiques que l’or et avec un marché industriel en difficulté, l’argent débute la semaine à 76,20 $ l’once.

Durant ce lundi 18, le Hezbollah annonce viser le nord d’Israël dans des frappes tandis qu’Israël déclare avoir touché plus de 30 infrastructures au sud-Liban, les deux agissant au détriment du cessez-le-feu pourtant annoncé prolongé de 45 jours le 15 mai 2026.

En parallèle, l’Iran et les Gardiens de la Révolution ont officialisé au cours de la journée la création d’un organisme unilatéral de gestion du détroit d’Ormuz, baptisé l’Autorité du détroit du golfe Persique.

Cette volonté de Téhéran de transformer un point de passage international en une zone sous contrôle réglementaire strict vient ajouter une couche d’incertitude supplémentaire pour les marchés mondiaux.

Le 19 mai 2026, après avoir digéré la création de l’autorité régissant le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, le cours du Brent a atteint 109,10 $ le baril. Cette légère baisse s’explique par le choix de Téhéran d’autoriser le passage dans le détroit d’Ormuz à une trentaine de navires, faisant alors baisser la prime de risque géopolitique adossée au cours du pétrole.

L’or quant à lui, a légèrement augmenté pour atteindre 4570,60 $ l’once, porté par la recrudescence des tensions commerciales entre la Chine et les USA et par un taux de rendement obligataire et un billet vert en légère baisse.

Dans le même temps, l’argent, soutenu par une demande mondiale en légère hausse notamment à Taiwan ou en Corée du Sud, consolide sa légère augmentation dépassant les 78 $ l’once.

Ce même jour, les ministres des finances du G7 se réunissent à Paris afin de tenter de chiffrer et de limiter les retombées économiques d’un conflit prolongé avec l’Iran en dépit de la politique isolationniste de Trump.

De l’autre côté du globe, Pékin entame un sommet politique avec le président russe dans le but de se pencher sur le projet de gazoduc Power of Siberia 2, afin de sécuriser définitivement les débouchées énergétiques russes vers l’Asie au moment où, les routes maritimes du Moyen Orient vacillent et que les sanctions internationales contre la Russie sont toujours en place.

Le mercredi 20 mai 2026 au matin, l’annonce de Donald Trump affirmant que les négociations entre l’Iran et les États Unis étaient entrées dans leur phase finale a eu l’effet d’un raz de marée calmant le feu sur les marchés du pétrole de l’or et de l’argent.

Ainsi le cours du Brent a reculé à 106,49 $ le baril, baisse qui a également été soutenue par une autorisation pour 26 navires de franchir le détroit d’Ormuz sur les dernières 24 heures.

Finalement l’agence internationale de l’énergie a publié ce jour ci un rapport expliquant que l’adoption accélérée de l’électromobilité permettait déjà d’éviter la consommation de 1,7 million de barils de pétrole par jour à l’échelle mondiale.

Suite à cette annonce et à la baisse de la prime de risque géopolitique, les métaux précieux ont continué leur baisse initiée plus tôt.

De ce fait, l’or a reculé pour atteindre 4490,84 $ l’once délaissée par les investisseurs au profit des bons de dette du Trésor américain jugé plus rémunérateur alors que l’incertitude quant à la politique monétaire de la Fed a renforcé la baisse du cours du précieux métal jaune.

L’argent quant à lui, a subi le même sort, en redescendant à 74,08 $ l’once, emporté dans la chute du Brent et de l’or et ce malgré la bonne santé du secteur technologique.

En dépit de cette forte avancée, Israël a de nouveau lancé un ordre d’évacuation de la ville de Tyr au Sud-Liban en préparation de bombardements le lendemain.

Le jeudi 21 mai 2026, les espoirs d’un accord rapide entre Washington et Téhéran se sont heurtés à de nouvelles divergences de fond, tandis que les combats se sont intensifiés entre Israël et le Liban mais également à Gaza.

Dans ce contexte, le cours du Brent a débuté la séance à 101,37 $ le baril. Les marchés ont réagi au maintien du quasi-blocus du détroit d’Ormuz, toujours perturbé par les mesures de contrôle imposées par l’Iran, mais également à l’impasse diplomatique qui se dessinait progressivement autour des négociations américano-iraniennes.

De plus, le directeur de l’agence internationale de l’énergie estime qu’en l’absence d’une solution durable au conflit, la demande de pétrole cet été ne sera pas satisfaisable en raison d’un manque critique de cette matière première.

L’or a quant à lui rebondi pour atteindre 4 579,90 $ l’once, ayant bénéficié du recul du dollar et des rendements obligataires américains.

De plus, les investisseurs ont également profité de la forte correction des jours précédents pour renforcer leurs positions, considérant que le retour du cours sous les 4 500 $ l’once avait créé une opportunité d’achat attractive malgré le maintien d’un environnement monétaire restrictif.

L’argent a poursuivi son redressement amorcé la veille, poussant l’once à 76,73 $ en fin de journée, soutenue par des rachats de positions vendeuses et par une demande industrielle toujours robuste, notamment dans les secteurs de l’électronique et du photovoltaïque.

Les opérateurs ont également continué à profiter de la baisse enregistrée plus tôt dans la semaine pour reconstituer leurs stocks physiques.

Sur le plan diplomatique, les discussions entre Washington et Téhéran ont connu un nouveau coup d’arrêt.

Par l’intermédiaire du sultanat d’Oman, les autorités iraniennes ont proposé la mise en place d’un système permanent de droits de passage dans le détroit d’Ormuz sous administration iranienne moyennant des frais.

Cette mesure, présentée par Téhéran comme une garantie de sécurité pour le trafic maritime, a été immédiatement rejetée par Donald Trump qui a dénoncé une tentative de taxation illégitime du commerce international.

Depuis la Maison-Blanche, le président américain a également réaffirmé que toute normalisation des relations passait par la récupération et la destruction du stock d’uranium hautement enrichi que l’Iran conserverait encore malgré les frappes menées au cours des mois précédents.

Dans le même temps, le chef de l’armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, est arrivé à Téhéran afin de participer aux efforts de médiation régionaux.

Le vendredi 22 mai 2026, les marchés ont achevé cette semaine de montagnes russes dans un climat de prudence, alors que Kevin Warsh prêtait officiellement serment en tant que nouveau Président de la Réserve Fédérale.

Face au rejet catégorique par Donald Trump de la proposition de taxation iranienne, le cours du Brent a baissé légèrement pour s’établir à 100,21 $ le baril en clôture hebdomadaire.

De plus, lors de la cérémonie d’investiture de Kevin Warsh à la tête de la Fed, le nouveau président de la banque centrale américaine et Donald Trump ont tous deux insisté sur leur volonté de baisser les taux directeurs à terme. L’or a alors poursuivi sa chute pour finir la semaine à 4556,40 $ l’once malgré son statut de valeur refuge.

Pour finir l’argent est redescendu a 76,20 $ l’once et ce, en dépit de la perspective d’un soutien à l’investissement technologique promis par la thèse de la productive dovishness soutenue par Kevin Warsh.

Les marchés ont donc anticipé un week-end annoncé à haut risque pour l’approvisionnement mondial en matières premières soutenu par une poursuite du conflit entre le Liban et Israël toujours en violation du cessez-le-feu prononcé le 17 avril. 

du 26 au 29 mai

L’inde taxe l’or et le PIB américain patine

La semaine du 26 au 29 mai s’ouvre sur de nouvelles frappes américaines conduites sur des sites de lancement de missiles et des navires iraniens tentant de poser des mines dans le détroit d’Ormuz, dans la nuit du 25 au 26 mai et ce, en dépit du cessez-le-feu en vigueur.

Suite au retour d’une prime de risque géopolitique forte et d’un pétrolier touché par une explosion au large d’Oman, le cours du Brent a entamé une hausse passant de 94,40 $ le baril à l’ouverture des marchés le 26 à 99,26 $ le 27 au matin. 

Ce mouvement a été mécaniquement amplifié par un pari à perte des investisseurs la semaine précédente sur une baisse durable du cours les forçant à racheter massivement leurs positions afin de minimiser leurs pertes.

Soutenu par une anticipation de la publication des données sur l’inflation américaine et par un dollar en baisse, l’or a lui aussi augmenté le 26 mai 2026 pour atteindre 4566 $ l’once après un long weekend américain causé par le lundi férié du Memorial Day.

Pour finir, l’argent a lui aussi entamé une hausse soutenue par un déficit d’approvisionnement physique de métal blanc pour la sixième année consécutive selon le Silver Institute avec des demandes croissantes dans les secteurs de la tech et du photovoltaïque.

Dès le 27 mai au soir, les cours des matières premières ont cependant entamé une phase de correction dans laquelle le baril de Brent est retombé à 94,29 $, l’once d’or à 4464,10 $ et l’argent à 74,90 $ l’once.

Ce repli général général a d’abord été amorcé par l’annonce de la poursuite des négociations de paix entre l’Iran et les États-Unis à Oman laissant espérer une réouverture du détroit d’Ormuz et une accalmie du conflit malgré les frappes américaines de la veille.

Enfin, concernant les métaux précieux, la publication dans l’après midi d’un indice d’activité américain plus haut que prévu a poussé la Fed à réaffirmer le maintien d’une politique monétaire stricte.

 Ce signal a immédiatement renforcé le billet vert et les rendement des obligations du Trésor américain détournant ainsi les investisseurs de ces valeurs refuges.

Le 28 mai 2026, les marchés ouvrent au son des bombardements américains et iraniens survenus dans la nuit.

Les États-Unis ont en effet annoncé avoir conduit pour la deuxième fois de la semaine des frappes ciblant 4 drones situés dans le détroit d’Ormuz, mais également une station de contrôle au sol à Bandar Abbas dans le sud de l’Iran au bord du golfe persique.

En représailles, l’Iran affirme avoir visé une base américaine sans préciser laquelle tandis que le Koweït déclare faire face à des attaques de drônes et de missiles.

Porté par cette violente reprise du conflit et par la publication du rapport de l’agence américaine d’information de l’énergie déclarant une baisse de 3,3 millions de barils des réserves commerciales américaines et de 9,1 millions de barils dans les réserves stratégiques américaines, le cours du Brent remonte alors à 95,59 $.

L’or a ouvert à 4488 $ l’once soutenu par la publication d’un rapport alarmant du forum économique international le jour même détaillant les risques d’une inflation globale alimentée par les coûts de l’énergie et d’un choc économique durable si le blocage d’Ormuz continuait de patiner.

Poursuivant leur rapport en remettant en doute la capacité de la Fed à conserver des taux directeurs élevés sans étouffer la croissance américaine, les chefs économistes ont déclenché un mouvement de panique sur les marchés, où, pour se protéger de ce scénario catastrophe les investisseurs se sont à nouveau rués sur l’or.

L’argent a, quant à lui, ouvert à 74,93 $ l’once avant de poursuivre sa montée l’après midi pour s’établir à 75,91 $ en raison de la publication du PIB américain révisé à la baisse passant de 2% à 1,6% faisant reculer le dollar et les rendements obligataires et rendant ainsi le métal blanc moins cher pour les investisseurs étrangers.

Pour finir, les investisseurs se montraient plus réservés, puisqu’ils étaient dans l’attente de la publication de l’indice mesurant l’inflation américaine prévue pour le lendemain, indicateur servant de boussole à la Fed afin d’ajuster ou non sa politique monétaire.

La semaine s’achève le 29 mai avec une baisse tout au long de la journée du Brent passant de 93,37 $ à 92,07 $ puisque c’était le dernier jour de cotation des contrats à terme pour juillet mais également par une forte exportation américaine.

Au-delà de la géopolitique, la publication la veille d’un PIB américain révisé à la baisse (1,6 % au lieu de 2 %) a continué de peser sur le moral des investisseurs le 29 mai. La croissance économique américaine plus faible que prévu a alors fait craindre un ralentissement de la consommation d’énergie à moyen terme, pesant mécaniquement sur les cours.

Pour les métaux précieux ce dernier jour de cotation de la semaine fut extrêmement volatile et notamment dicté par la publication de l’indicateur d’inflation américaine.

L’or a ainsi reculé dans la matinée jusqu’à 4 527,60 $ l’once, repli provoqué par une hausse des taxes à l’importation d’or en Inde passant de 6 à 15% faisant baisser la demande de l’un des plus gros acheteurs en ce premier trimestre 2026, accompagné d’une prudence de la Chine suite à l’instabilité caractéristique de cette fin du mois de mai.

Cependant, le précieux métal jaune s’est corrigé l’après midi même remontant à 4593 $ l’once suite à la publication de l’indice sur l’inflation américaine.

Ce chiffre, bien qu’en évolution, a rassuré les marchés en augmentant seulement de 0,2% par rapport au mois d’avril, mais a tout de même fait reculer le dollar et le taux de rendement des bons de dettes du Trésor américain à 10 ans notamment.

Ces deux baisses ont alors provoqué un phénomène de rachat massif de positions vendeuses prenant à contre pied les investisseurs ayant misé sur une baisse plus durable du cours durant la dernière séance de cotation du mois de mai.

Contrairement à l’or, l’argent a baissé tout au long de la séance du 29 mai 2026, passant de 76,02 $ à 75,88 $ l’once. En tant que métal essentiellement industriel, ce dernier a subi le contrecoup de la chute du Brent et de la révision à la baisse du PIB américain, deux signaux de ralentissement économique faisant craindre aux investisseurs une baisse de la demande physique de ce dernier.

En outre, les investisseurs, soucieux de se protéger contre les éventuelles tensions géopolitiques qui pourraient avoir lieu dans le weekend, ont donc délaissé l’argent au profit de l’or considéré comme la valeur refuge ultime.

Entre accords de paix et rôles des institutions

Entre accords de paix et rôles des institutions

Après 3 mois de tensions militaires et de chocs d’offre, le mois de juin 2026 marque un tournant diplomatique pour les marchés mondiaux.

Les prémices puis la signature formelle d’un accord de paix amorcent le retour progressif de la stabilité logistique, symbolisé par la relance des infrastructures de Saudi Aramco à Ras Tanura.

Face à ce changement de décor, le dollar réaffirme sa suprématie tandis que la prime de risque géopolitique s’effondre brutalement. L’or et l’argent, qui anticipaient cette détente, subissent alors de lourds dégagements pour atteindre les niveaux les plus bas depuis le début du conflit.

Mais comment le passage des affrontements armés aux négociations institutionnelles a-t-il joué un rôle entre l’augmentation du billet vert, le pétrole et les valeurs refuges ?

De quelle manière les investisseurs ont-ils réajusté leurs portefeuilles face au retour des flux physiques et à la fin du conflit ?

Abacor vous donne les mécanismes clés de ce mois de juin où la diplomatie et les fondamentaux de marché ont repris le contrôle des cours.

du 1er au 5 juin

Le dollar dicte sa loi, les matières premières se replient

Le 1er juin, les marchés ouvrent après un weekend où les États Unis ont de nouveau fait feu sur des sites de contrôles iraniens pour drones à Geruk en Iran et sur l’île de Qeshm.

Le brent a alors rouvert à 92,58 $ et fini la journée à 94,98 $ le baril, hausse soutenue par les frappes de représailles menées sur la base aérienne Ali Al Salem au Koweït.

L’or quant à lui, écrasé par des rendements obligataires et un dollar en force a reculé toute la journée passant de 4575,20 $ à 4506,30 $ l’once lors de la fermeture des marchés.

Pour finir l’argent poursuit sa baisse entamée le 29 mai avant le weekend, toujours en prise avec son statut de métal industriel passant de 75,65 $ l’once le matin même à 75,15 $ le lendemain matin.

Le 2 juin 2026, le Brent a reculé à 94,78 $ en raison de la publication de données de l’activité industrielle chinoise et japonaise en baisse forçant les investisseurs à envisager une baisse de la consommation de cette énergie fossile.

L’or en revanche, a entamé une hausse tout au long de la journée suite à l’escalade des tensions entre l’Iran et les États-Unis elles-mêmes soutenues par la poursuite de la violation du cessez-le-feu entre le Liban et Israël passant de 4515,80 $ à 4519,90 $ l’once le soir même pour poursuivre jusqu’à 4520 $ le lendemain matin.

Le mercredi 3 juin 2026 a été marqué par une hausse continue du cours du Brent passant de 96,78 $ le baril le matin à 97,81 $ le soir même. 

Cette hausse s’explique par un trafic dans le détroit d’Ormuz toujours extrêmement réduit renforçant dans la tête des investisseurs la crainte d’une pénurie durable de pétrole à l’approche de l’été.

De plus, avec l’approche de la réunion de l’Opep prévue le 7 juin, les investisseurs ont alors spéculé sur les potentielles décisions des différents pays producteurs en se ruant sur les contrats à terme sur le pétrole.

A contrario, l’or a entamé une baisse dans l’après midi du 3 juin pour atteindre 4466,90 $ l’once en fin de journée.

Cette baisse s’explique par un marché du travail américain solide selon le rapport Jolts paru la veille qui détaille les ouvertures de postes aux États-Unis et qui, en l’occurrence, justifie de la force du dollar.

De plus, si l’économie américaine fonctionne malgré une inflation à 4,2 % selon les derniers rapports, la Fed n’a aucun intérêt à baisser ses taux directeurs, créant alors une situation défavorable au métal précieux.

Enfin Donald Trump a déclaré dans la journée que des négociations en coulisses visant à débloquer le détroit d’Ormuz continuaient à un rythme rapide faisant baisser la prime de risque adossée au cours du métal jaune.

Pour finir, l’argent a enregistré une baisse passant de 75,49 $ le 3 juin au matin à 73,08 $ le 4 lors de l’ouverture des marchés.

Le métal blanc a connu une baisse s’expliquant par la perspective du maintien de taux directeurs élevés de la Fed faisant craindre un ralentissement forcé de l’activité manufacturière mondiale à moyen terme ce qui en impacterait alors la demande étant donné son utilisation à plus de 50 % comme métal industriel dans le photovoltaique notamment.

Le 4 juin 2026, les marchés ouvrent avec un baril de Brent à 97,20 $, baisse qui se poursuivra toute la journée pour terminer à 95,03 $ à la clôture des marchés. Cette baisse s’explique par une correction technique après les sommets des premiers jours de juin.

Enfin l’agence américaine d’information sur l’énergie a publié un rapport le 3 juin faisant état d’une baisse des stocks de pétrole américain en expliquant que ce dernier était exporté par les États Unis afin de tenter de combler le manque de brut en provenance du Moyen Orient démontrant donc aux investisseurs que les circuits d’approvisionnement alternatif fonctionnaient correctement.

Le précieux métal jaune a quant à lui poursuivi sa baisse entamée les jours précédents le matin du 4 juin pour s’ouvrir à 4462,60 $ l’once avant de clôturer en hausse à 4505 $ l’once.

Cette hausse s’explique par la poursuite d’achat des banques centrales avec une apparition de nouvelles banques acheteuses comme l’Indonésie, le Guatémala ou bien l’Ouganda selon le World Gold Council ainsi que par un léger recul du dollar et des taux de rendement obligataires.

De plus, le 4 juin 2026, la Chambre américaine du Congrès a voté une motion nommée le H.Con.Res.38, visant à limiter les pouvoirs du président américain au sujet du conflit avec l’Iran, montrant donc une incertitude politique au sein même du système américain.

Pour finir la journée, l’argent a suivi le modèle de l’or passant de 73,08 $ le matin à 73,97 $ en fin de journée.

Soutenu par les mêmes mécaniques que son homologue doré, le métal blanc a en plus démontré une nouvelle fois son intérêt d’investissement pour les particuliers cherchant à diversifier leurs positions selon un rapport publié le jour même par Metal Focus.

Le 5 juin au matin, les métaux précieux ont tous deux entamé une baisse journalière passant de 4503 $ à 4365,30 $ l’once pour l’or et de 74,19 $ à 69,10 $ l’once pour l’argent.

Cette baisse se justifie par la publication à 14h30 en France du rapport sur l’emploi américain qui s’affichait en hausse, ce qui a fait craindre aux investisseurs un maintien en place de la politique monétaire menée par la Fed, qui continuerait donc à rendre le dollar plus attractif que l’or pour les investisseurs et à faire baisser la demande industrielle de l’argent.

Enfin le cours de l’or noir a suivi la même dynamique passant de 95,29 $ à 93,09 lors de la dernière clôture de cette semaine de cotation.

Cela est dû à une intensification de la production de pétrole disponible pour lancer la saison des grands déplacements pré-estivaux aux États-Unis et par un taux de change du dollar plus élevé rendant donc le pétrole plus cher aux investisseurs payant en devise américaine.

du 8 au 12 juin

Le Brent résiste aux frappes tandis que l’or anticipe la détente 

La semaine de cotation des marchés du 8 au 12 juin 2026 s’ouvre sur une reprise de bombardements entre l’Iran et Israël en dépit des appels aux calmes de Donald Trump.

Les marchés ont alors brusquement réagi à ces nouvelles faisant hausser le cours du Brent à 95,50 $ le baril avant de corriger techniquement à 94,25 $ le 8 juin en fin de journée.

De plus, l’annonce de l’Opep d’augmenter leur production de 188 000 barils par jour après la réunion du dimanche 7 juin a été jugée insuffisante par les investisseurs.

L’or et l’argent quant à eux ont d’abord débuté la journée en légère baisse par rapport aux clôtures de la semaine précédente en raison de l’attente de la publication du rapport des prix à la consommation américaine prévue le 10 juin 2026.

Au cours de l’après midi, cependant, le précieux métal jaune a augmenté passant de 4354 à 4363,40 $ l’once en raison d’un rachat de position vendeuse et de la peur des conséquences de la reprise des bombardements en dépit du cessez-le-feu.

L’argent a lui aussi terminé la journée en hausse soutenue en plus par une demande industrielle assez forte étant donné les prix bas du métal blanc qui est indispensabble dans le secteur dela photovoltaique notamment passant donc de 67,85 $ à 68,59 $ l’once.

Le matin du 9 juin 2026, le cours du baril de Brent a de nouveau augmenté pour atteindre 94,41 $ le baril soutenu par une vague important d’achat des traders asiatiques mais également par le manque de produit physique disponible malgré l’annonce d’augmentation de l’Opep en raison du blocage toujours actif du détroit d’Ormuz. 

Pour autant, dans l’après-midi, après une désescalade militaire entre Israël et l’Iran, le Brent a violemment rebaissé jusqu’à 91,45 $ le baril détaché de sa prime de risque géopolitique.

L’or et l’argent tous deux dans l’attente de la publication du fameux rapport sur l’inflation américaine prévue le lendemain ont reculé légèrement passant de 4354,70 $ à 4286,40 $ l’once pour le précieux métal jaune et de 68,32 $ à 65,24 $ l’once pour le métal blanc.

La publication du lendemain a révélé une inflation américaine à 4,2 % sur le mois de mai, chiffre en hausse par rapport au mois d’avril où elle était estimée à 3,8 % faisant donc craindre une hausse des taux directeurs de la Fed lors de leur réunion prévue les 16 et 17 juin prochain.

Ce rapport a donc amplifié la dynamique baissière des métaux précieux en constante baisse jusqu’au 11 juin au matin atteignant alors 4094,40 $ l’once pour l’or et 63,53 $ l’once pour l’argent, tandis que le Brent poussé par une reprise des frappes américaines sur l’Iran n’a fait qu’augmenter passant de 92,60 $ le 10 juin au matin à 95 $ le baril le lendemain à l’ouverture des marchés.

En revanche, le 11 juin dans l’après-midi les dynamiques se sont inversées le cours du Brent a alors baissé jusqu’à 90,38 $ le baril, tandis que celui des métaux précieux a augmenté à 4114 $ l’once pour l’or et 64 $ pour l’argent en raison des rumeurs de plus en plus persistantes d’un accord entre l’Iran et les  États-Unis officialisé le 15 juin 2026.

Ce dernier inclut la réouverture du détroit d’Ormuz, l’arrêt complet du blocus des ports iraniens par les États-Unis et le retour du brut iranien sur le marché mondial.

Par conséquent, la prime de risque géopolitique adossée au Brent a donc disparu et une baisse massive de la demande asiatique a eu raison de la dynamique haussière du cours du pétrole. 

du 15 au 19 juin

L’ajustement des cours après la signature de l’accord

Après la confirmation dès le 15 juin 2026 de l’existence d’un accord entre l’Iran et les États-Unis, le marché du Brent ouvre en baisse qui sera effective jusqu’au 16 juin 2026 lors de la fermeture des marchés faisant passer le baril de 85 $ à 78,67 $.

En effet, la baisse conséquente de productivité dans le secteur pétrochimique et le choix de la Chine notamment de puiser dans ses propres réserves à l’instar de celui présent sur le marché mondial ont poussé le brent à chuter jusqu’à 78,67 $ le baril le 16 juin lors de la fermeture des marchés.

Ce dégonflement du cours du pétrole a d’ailleurs profité aux métaux précieux qui de par la chute du produit le plus sujet à l’inflation a permis aux investisseurs d’espérer une décision de la Fed plus modérée durant la première réunion présidée par Warsh le 16 et 17 juin 2026.

Enfin, le 15 juin 2026, la publication de l’indice de l’activité manufacturière dans la région de New York, en forte baisse passant de 19,6 au mois de mai à 5,7 ce mois-ci, a poussé les investisseurs à diversifier leur flux de capitaux face à ce refroidissement économique sérieux.

Ainsi le cours de l’or a augmenté passant de 4234,90 $ le 12 juin au matin à 4354,40 $ l’once le 16 juin à la fermeture des marchés. Tandis que le cours de l’argent est passé de 67,50 $ le 12 juin au matin, à 70,77 $ l’once le 17 juin en fin de journée.

Après cette forte baisse du cours du Brent jusqu’au 16 au soir, les marchés ouvrent le matin du 17 juin avec un cours du pétrole en hausse à 79 $ le matin et à 79,23 $ le baril en fin de journée.

Cette hausse s’explique d’une part, par la publication du rapport de l’agence internationale de l’énergie faisant état d’une perte annuelle de 143 millions de barils de brut au mois de mai 2026.

Dans ce rapport, l’institution explique qu’en dépit des accords entre l’Iran et les États-Unis, affluer les stocks de pétrole mondiaux va prendre beaucoup de temps.

D’autre part, les marchés étaient en attente de la publication des stocks américains par l’agence américaine d’information sur l’énergie.

L’or quant à lui, a débuté la journée en baisse passant de 4352,60 $ l’once avant de terminer la journée avec une nouvelle hausse atteignant donc 4381,40 $ l’once.

Cette journée en évolution s’explique le matin même par l’annonce de la Fed de conserver ses taux au même niveau mais laissant envisager de futures élévations de ces derniers dans les prochains mois pour contenir l’inflation.

De plus, selon le World Gold Council, la demande d’or physique en Asie a baissé de 24% ce trimestre. Pour finir, la détente géopolitique entourant le conflit a permis de faire fondre la prime de risque adossé sur les métaux précieux renforçant la baisse survenue le matin.

Parallèlement à cette matinée, le cours a repris de sa superbe l’après midi même en raison d’un recul net du dollar américain et par conséquent, d’une baisse des taux de rendements des bons de dettes du Trésor américain.

Le 18 juin 2026, les marchés ont ouvert sur une dynamique baissière pour le brent comme pour l’or et l’argent.

En effet, le cours du pétrole a reculé à 78,82 $ le baril, tandis que l’or et l’argent ont baissé à 4275,10 $ l’once pour le métal jaune et 68,04 $ pour le métal blanc.

Cela est dû à la signature officielle de l’accord entre l’Iran et les États Unis comprenant l’ouverture totale du détroit d’Ormuz et le droit à l’Iran de vendre son pétrole sur les marchés internationaux.

Cependant, l’or et l’argent ayant poursuivi leur baisse jusqu’au 19 juin 2026 au soir pour terminer la semaine à 4172,90 $ l’once pour l’or et 64,91 $ pour l’argent, furent impactés par un dollar américain en force rendant l’acquisition de bons de dette du Trésor américain plus attractif que l’or et l’argent puisque ces derniers disposent d’un taux de rendement contrairement aux métaux précieux.

Pour finir, l’accord prévoit une période de 60 jours de négociations sans aucune reprise du conflit faisant donc complètement disparaître la prime de risque géopolitique indexée au cours des métaux précieux.

Le Brent quant à lui, démarre le 19 juin en légère baisse à 78,90 $ le baril en raison d’une publication de l’agence d’information de l’énergie américaine faisant état d’une hausse des stocks de pétrole américains.

De plus, les États-Unis ont levé de manière effective leur blocus des ports iraniens facilitant donc le transport de brut depuis le détroit d’Ormuz.

Il a ensuite légèrement augmenté lors de la séance de l’après-midi pour atteindre 80,05 $ le baril car les investisseurs ont voulu couvrir leurs bénéfices avant le weekend tandis que les Gardiens de la Révolution ont décidé d’imposer des mesures strictes pour le passage des navires cet après midi là.

Ces restrictions comportent notamment un permis de passage délivré par le régime iranien après analyse du matériel transporté et du trajet du navire, ou bien encore, l’obligation d’utiliser une route contrôlée entièrement par cette dernière suite au scindement en deux routes du détroit d’Ormuz.

du 22 au 26 juin

Saudi Aramco relance Ras Tanura, l’or au plus bas

Lors de l’ouverture des marchés le lundi 22 juin, le cours du Brent a poursuivi son augmentation pour atteindre 81,50 $ le baril en réponse à l’annonce de l’Iran de fermer à nouveau la route nord du détroit d’Ormuz le samedi 20 juin 2026 en guise de représailles à des frappes israéliennes sur le Liban.

Les cours des métaux précieux ont également augmenté en début de journée, profitant d’un affaiblissement passager du dollar, de cours jugés attractifs sur l’once d’or et d’argent, d’un phénomène de rachat de position vendeuse et, enfin, d’une crainte quant à la difficulté de certains pays à rembourser leurs dettes publique si la Fed continuait d’augmenter ses taux directeurs.

Ce scénario à haut risque avait d’ailleurs été modélisé peu avant la réunion de la banque centrale américaine par Axel Angermann, économiste en chef du cabinet de recherche économique FERI AG.

L’once d’or a alors évolué jusqu’à atteindre 4231,20 $ tandis que celle d’argent augmentait à 65,79 $.

Cependant, tout au long de l’après midi, les cours du Brent de l’or et de l’argent ont baissé et ce, en raison d’une annonce de Washington de lever immédiatement certaines des sanctions qui avaient été prises à l’encontre de l’Iran pour encourager la poursuite de négociations jugées encourageantes par le vice président américain James David Vance.

Le 23 juin 2026 les marchés ont ouvert avec un Brent en légère hausse suite à des rumeurs de complications lors de discussions en Suisse entre les États-unis et l’Iran au sujet du nucléaire iranien et du déminage de la route sud du détroit d’Ormuz longeant les côtes omanaises, poussant alors le baril à 77,78 $ avant de se détendre en cours de journée pour finir à 76,80 $ en raison d’une facilitation du trafic dans le détroit d’Ormuz.

Cette baisse sera d’ailleurs effective jusqu’au 25 juin 2026 à l’ouverture des marchés en l’absence de tensions et de nouvelles perturbations dans le détroit, le baril s’achetant alors à 73,47 $.

Après une légère augmentation poussant l’once d’or à 4210,80 $ le matin du 23 juin en raison d’un rachat de position vendeuses et d’un retour d’investissement sur le marché asiatique, le précieux métal jaune a finalement entamé une baisse au cours de l’après midi qu’il poursuivra jusqu’au 24 à la fermeture des marchés.

L’once d’or est donc passée de 4149,80 $ au soir à 4008,80 $ le 24 juin à la fermeture des marchés en raison de la détente des tensions géopolitiques, d’un dollar se renforçant et d’un besoin de liquidités sur d’autres matières premières.

Pour finir sur cette journée, l’argent a continué son mouvement baissier entamé la veille qui se poursuivra sans discontinuité jusqu’au 25 juin au matin passant donc de 65,22 $ l’once le matin du 23 à 57,60 $ l’once le 25 lors de l’ouverture des marchés.

Cette baisse s’explique par un renfort du dollar et une attente des investisseurs de la publication du rapport sur l’inflation américaine prévue le 25 juin.

Le 25 juin au matin, seul l’or a entamé une remontée passant donc de 4008,80 $ l’once la veille au soir à 4019 $ ce matin-là.

Cette dynamique, qui s’est prolongée l’après-midi jusqu’à porter l’or à 4047,60 $, s’explique d’abord par un nouveau repli du dollar et des rendements obligataires américains.

Ce recul fait suite à l’indice d’activité de la Fed de Chicago, en baisse de -0,3% en mai. Ce ralentissement de la croissance économique américaine a logiquement renforcé l’intérêt pour le métal jaune compte tenu de son rôle de valeur refuge.

D’autre part, la publication en fin de matinée d’un rapport du taux d’inflation conforme aux attentes des marchés bien qu’au-dessus de son seuil acceptable, a laissé entrevoir la possibilité d’un assouplissement de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine et ce, en dépit du ralentissement de la croissance économique américaine globale citée ci-dessus.

Pour finir, les investisseurs ayant parié à tort sur une baisse significative du cours de l’or ont dû racheter en urgence leurs positions vendeuses déclenchant alors une revalorisation du cours à la hausse.

Cependant, dans l’après-midi du 25 juin, l’argent et le Brent ont repris de leur superbe atteignant alors 58,36 $ l’once pour le métal gris et 75,50 $ pour le baril de brut.

L’argent a été soutenu lui aussi par un rapport de l’inflation conforme aux attentes et à un phénomène de rachat de positions vendeuses, tandis que, la hausse du Brent s’explique par l’attaque d’un cargo dans le détroit d’Ormuz faisant immédiatement craindre un retour des affrontements et par une annonce de l’Opep déclarant qu’en cas de complication militaires, des sites de production seraient de nouveau fermés.

Ce vendredi 26 juin 2026, les marchés ont ouvert sur une baisse globale des cours de l’or, de l’argent et du Brent atteignant respectivement 4044,40 $ l’once d’or, 58,02 $ l’once d’argent et 75,09 $ le baril de Brent.

Cette baisse commune s’explique dans un premier temps, par la non fermeture du détroit d’Ormuz et l’absence de nouveaux affrontements entre l’Iran et les États-Unis.

La baisse du Brent a d’ailleurs été soutenue par l’annonce de Saudi Aramco de rouvrir le point d’exportation de pétrole brut saoudien de Ras Tanura mais également par la volonté affichée de l’Irak à reprendre de façon conséquente les exportations de brut dans une demande officielle adressée à l’Opep.

Pour l’or et l’argent, cette baisse a été renforcée par la disparition de la prime de risque géopolitique ainsi que par une crainte toujours présente des futures décisions de la banque centrale américaine qui, compte tenu du profil faucon de son président et d’une inflation à 3,4%,largement supérieure à l’objectif de l’institution monétaire américaine, risque encore d’augmenter ses taux directeurs dans un avenir proche.

Lors de la séance de l’après-midi du 26 juin, le cours du Brent a poursuivi sa baisse pour atteindre 72,60 $ le baril soutenu par une publication de l’agence internationale de l’énergie revoyant la demande mondiale de pétrole à la baisse tandis que l’Opep a augmenté sa production.

Cependant, l’or et l’argent ont tout les deux rebondi pour atteindre 4096,30 $ l’once du précieux métal jaune et 59,46 $ l’once du métal blanc.

Cette hausse s’explique par le recul du dollar et des rendements obligataires ainsi que par des phénomènes d’achats massifs sur ces deux métaux précieux en raison de leur prix jugés attractifs par les investisseurs. 

Sous le feu de l’Iran et de la Fed

Sous le feu de l’Iran et de la Fed

Après une parenthèse diplomatique éphémère, le mois de juillet 2026 replonge les marchés mondiaux dans une tempête à la fois politique et monétaire.

La résurgence des tensions au Moyen-Orient, marquée par l’ombre d’un nouveau front dans la mer Rouge et le blocage persistant du détroit d’Ormuz, rallume la volatilité sur l’énergie et bouscule les équilibres logistiques.

En parallèle, la politique de la Fed dirigée par Kevin Warsh vient alourdir un climat financier instable avec un dollar ferme et une crainte d’augmentation des taux directeurs. Dans ce contexte, l’or et l’argent subissent des repositionnements sévères malgré le contexte géopolitique inflammable.

Comment l’action combinée des tensions au Moyen-Orient et des décisions de la Fed a-t-elle pris de vitesse les investisseurs sur les métaux précieux ? Par quels mécanismes le pétrole a-t-il résisté face au blocage des routes maritimes et à la pression du dollar ?

Abacor décompose la corrélation complexe entre la géopolitique et la politique monétaire américaine qui ont une fois de plus dicté les réactions des marchés.

Du 29 Juin au 3 Juillet

Une semaine de turbulences sur l’énergie et les métaux précieux 

Suite à l’attaque d’un pétrolier dans le détroit d’Ormuz le samedi 27 juin 2026 par l’Iran, les États-Unis décident de reprendre les bombardements sur des sites de stockage de drônes iraniens notamment sur l’île de Sirik.

Des affrontements vont alors reprendre tout au long du weekend avant de se stopper le 28 juin 2026 dans la nuit.

Les marchés, le matin du 29 juin 2026 ont ouvert avec un brent en légère hausse atteignant 73,90 $ en raison d’une crainte des investisseurs d’une fermeture du détroit couplée à une reprise des affrontements avant de clôturer la journée à 73,91 $ à l’heure où seulement 29 navires ont réussi à franchir le détroit d’Ormuz selon Kepler.

Enfin, les assurances garantissant le transport du pétrole augmentent en raison des deux navires attaqués en l’espace de 4 jours, ce qui soutient mécaniquement le prix du brut.

L’or a lui aussi débuté cette semaine de cotation en hausse atteignant 4101,10 $ l’once en raison des affrontements du week end et d’un pari à perte de certains investisseurs concernant une baisse continue du cours, les forçant alors à racheter leurs positions vendeuses causé par ce revirement géopolitique total.

Cependant, suite à l’annonce commune de Washington et Téhéran déclarant reprendre des négociations indirectes dans la semaine à Doha et cesser leurs attaques d’ici là, à la santé de fer du dollar et des perspectives de hausses des taux de la Fed, le métal jaune a finalement reculé l’après midi même pour s’établir à 4038,90 $ l’once avant de poursuivre cette baisse le lendemain matin pour finalement coter à 4032,50 $ l’once le 30 juin 2026 au matin.

Pour finir l’argent a quant à lui connu une dynamique baissière tout au long de la journée, l’once passant de 59,30 $ le matin à 58,63 $ l’après midi en raison de la fermeté du dollar, et de la détente géopolitique très rapide de cette journée du 29 juin 2026.

Le 30 juin 2026 , alors que les émissaires américains arrivent officiellement au Qatar où débuteront les discussions mercredi 1er juillet 2026, le cours du Brent entame une dynamique baissière qui se poursuivra toute la journée le cours passant de 73,40 à 72,95 $ le baril en fin de journée.

Cette baisse s’explique par la confirmation de la disparition de la prime de risque géopolitique, la poursuite du renforcement du dollar, et de la baisse de la demande chinoise.

L’argent quant à lui entame une dynamique haussière le matin du 30 juin 2026 en ouvrant à 58,77 $ avant de terminer la journée à 59,92 $ l’once.

Cette hausse s’explique par la décision de SilverCorp Metals, la société d’exploitation de mines d’argent en Chine d’y réduire son activité en raison de travaux nécessaires au respect des dernières exigences chinoises quant à la sécurité de ces mines suspendant même toute activité dans les mines de Ying et de Gao Cheng.

Cette annonce a donc soutenu le cours de l’argent qui, de par son rôle de métal industriel, dispose d’une demande structurellement forte mais dont l’offre physique est en 2026, dans sa sixième année consécutive de déficit structurel d’offre.

L’or pour finir la journée a corrigé très légèrement pour rebondir à 4038,50 $ l’once en raison d’un cours jugé très abordable par les investisseurs couplé à un rebond technique.

Le 1er juillet 2026, les marchés ouvrent sur un baril de brent en légère hausse coté à 73,44 $.

Cela est dû à l’échéance du contrat à terme de brut pour le mois d’août mais également d’un léger rachat de positions vendeuses de certains investisseurs la veille.

Il corrige ensuite de l’après midi même au lendemain matin passant de 71,51 $ à 71,21$ le 2 juillet 2026 au matin, cela est dû à la négociation entre l’Iran et les États-Unis qualifiée de très bonne par Donald Trump détendant alors les marchés.

De plus,le retour d’une navigation plus importante dans le détroit d’Ormuz et la production en hausse de brut par l’Opep et l’Afrique du Sud notamment a permis aux investisseurs de se sentir rassurés quant à une poursuite de la pénurie d’or noir dans le monde et ce, accompagné d’une demande mondiale en baisse.

Enfin, Saudi Aramco a décidé ce jour de vendre ses stocks de pétrole au prix comptant négocié en direct plutôt qu’établi par les contrats à terme faisant alors baisser la demande journalière en raison d’un surplus de l’offre.

Toutefois, les métaux précieux ont suivi la dynamique opposée démarrant la journée du 1er juillet en baisse, à respectivement 4025 $ l’once d’or et 59,25 $ l’once d’argent au matin en raison d’une demande en baisse en ce début de nouveau trimestre et d’un dollar américain élevé.

Ils ont ensuite tous les deux rebondi l’après midi même atteignant 4082,40 $ l’once pour le précieux métal jaune et 60,51 $ l’once du métal blanc en raison d’un indice manufacturier américain jugé décevant par les investisseurs qui, cherchant à se protéger de l’érosion du dollar se sont redirigés vers l’or et l’argent en raison de leur rôle de valeur refuge.

En outre, les déclarations jugées floues de Kevin Warsh lors du forum des banques centrales organisé par la BCE à Sintra au Portugal réaffirmant que l’objectif de la Fed était de contenir l’inflation à 2% tout en refusant de s’épancher plus sur la stratégie de l’institution monétaire américaine a plongé les investisseurs dans le doute et l’insécurité en cette fin de journée du 1er juillet 2026.  

Le 2 juillet 2026, les marchés ouvrent avec des métaux précieux tous deux en baisse en l’attente de la publication du Non Farm Payrolls américain, statistique traitant du marché de l’emploi américain et scruté par les marchés et la Fed qui s’en sert pour adapter ses décisions monétaires.

De surcroît, un phénomène de prise de bénéfices sur ces deux investissements ont soutenu cette baisse faisant chuter l’once d’or à 4049,20 $ et celle d’argent à 59,75 $.

Toutefois, l’après-midi les mêmes le précieux métal jaune et son homologue industriel ont entamé une trajectoire haussière effective jusqu’au 3 juillet 2026 à la fermeture des marchés.

L’once d’or passe donc de 4125,70 $ à 4187,30 dollars le lendemain, tandis que l’once d’argent est passée de 61,06 $ à 63,25 $.

Cette hausse s’explique tout d’abord par un phénomène où des investisseurs ont parié à tort sur la poursuite de la baisse des cours de l’or et de l’argent.

De plus, le rapport des statistiques de l’emploi américain appelé le Non Farm Payrolls en baisse par rapport aux attentes a encouragé les investisseurs à diversifier leurs investissement alors que l’impact de celui-ci faisait baisser le taux du dollar et les taux de rendements obligataires.

Ainsi les investisseurs voulant se prémunir contre l’érosion du dollar redirigent leurs capitaux vers l’or et l’argent en raison de leur rôle de valeur refuge.

Enfin, suite à la publication de ce fameux rapport les investisseurs ont estimé que les probabilités d’augmentation des taux directeurs, situation défavorable à l’or en raison de la force du dollar et des taux de rendements obligataires étaient moins élevées selon le CME FedWatch détendant donc les acheteurs avant la prochaine réunion de la Fed.

Le Brent quant à lui, termine la journée du 2 juillet avec un baril en hausse atteignant 71,80 $.

Cette hausse s’explique premièrement par un phénomène d’accélération technique des cours, mais principalement par l’annonce d’une frappe de drones ukrainiens sur l’installation pétrolière de Kstovo en Russie, qui a provoqué un incendie qui a provoqué des dégâts sur une unité de raffinage primaire de pétrole contraignant l’usine à suspendre ses activités.

Tandis que l’or et l’argent poursuivaient leur hausse expliquée la veille, le Brent a quant à lui baissé le 3 juillet au matin pour atteindre 71,90 $ le baril en raison d’une offre abondante sur le marché soutenue par les rumeurs d’augmentation de la production de brut de l’Opep qui sera confirmée le 6 juillet mais également par le weekend prolongé américain pour la fête de l’indépendance.

Cependant le Brent rebondira l’après-midi même poussant le baril à 72,12 $ en raison d’une baisse des stocks américains documentés par l’agence américaine d’information sur l’énergie, deux jours plus tôt, mais également en raison d’un phénomène de short covering où les investisseurs ont liquidé leur position acheteuses pour encaisser leur bénéfices sur le Brent.

Du 6 au 10 juillet 2026

L’or, l’argent et le pétrole face au double choc politique et monétaire 

Le lundi 6 juillet 2026 le Brent démarre la journée en légère baisse le baril atteignant 71,90 $ en raison de la décision de l’Opep d’augmenter ses taux de production pour le mois d’août communiquée la veille.

Cependant, ce dernier va dès l’après midi corriger jusqu’au 9 juillet 2026 à l’ouverture des marchés passant donc de 71,99 $ à 78,99 $.

L’or a lui aussi débuté cette semaine de cotations avec une hausse faisant passer l’once de 4138 $ à 4176,40 $ le mardi 7 juillet 2026 à l’ouverture des marchés, en raison de la publication d’un rapport financier américain en baisse qui a d’ailleurs provoqué un recul du dollar profitable au précieux métal jaune.

L’argent quant à lui, a démarré la journée du 6 juillet 2026 en légère hausse à 63,29 $ avant de poursuivre une dynamique baissière qui durera jusqu’au mardi 7 juillet 2026 faisant alors passer le cours de l’once de 62,19 $  le soir du 6 juillet à 60,08 $ lors de la fermeture des marchés le lendemain.

Cette baisse du métal blanc s’explique par une baisse de la demande industrielle en raison d’une inflation toujours élevée faisant redouter une décision  haussière de la Fed.

Suite au bombardement de trois navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz entre le 6 et le 7 juillet 2026 par l’Iran, les américains engagent de lourds bombardements le 7 juillet sur plus de 80 cibles.

Les mouvements des cours de l’argent et du Brent n’ont cependant pas changé dès ce jour tandis que l’or a fini cette journée de cotation en baisse, son once arrivant à 4157,40 $.

Cette chute du cours sera d’ailleurs effective jusqu’au 8 juillet au soir, l’once chutant jusqu’à 4082,40 $ en raison d’une hausse des taux de rendement obligataires provoquée par la crainte d’une décision de réévaluation à la hausse des taux directeurs de la Fed.

Dans le compte rendu de la dernière réunion de la banque centrale publié le 8 juillet 2026, Warsh n’a fait que confirmer sa position de faucon, autrement dit, en faveur d’une réduction du bilan de la Fed et d’une hausse des taux directeurs de l’institution afin de contrer l’inflation en augmentant la valeur du dollar ce qui a pour effet de ralentir l’économie américaine.

Le 9 juillet 2026, les marchés ouvrent sur une hausse générale du Brent de l’or et de l’argent.

Le brut passe donc de 78,02 à 78,99, le précieux métal jaune atteint 4087,60 $ l’once et le métal blanc se cote à 58,81 $ l’once.

Cette hausse matinale s’explique par la digestion de l’annonce de rupture du cessez-le-feu faite la veille par Donald Trump créant alors le retour d’une prime de risque géopolitique adossée aux trois matières premières.

De plus, le rapport de l’agence américaine d’information sur l’énergie a soutenu la hausse du cours du Brent car en dépit d’une augmentation des stocks de brut américain, ce rapport met en lumière une baisse du raffinage et de la production de 173 000 barils par jour créant donc une crainte de manque et révélant également une baisse des stocks de produits raffinés tel que l’essence, le fioul domestique et autres produits distillés.

Toutefois l’or noir entamera une dynamique baissière l’après midi même le baril passant donc de 76,30 à 76,01 le 10 juillet 2026 à la fermeture des marchés en raison d’une demande mondiale en baisse et d’une hausse record de la production de brut par l’Arabie Saoudite le mois précédent.

Les métaux précieux quant à eux, poursuivront leur mouvement haussier dans l’après midi, l’once d’or passant de 4087,60 à 4140,80 $ et l’argent passant de 58,81 $ à 60,74 $ lors de la clôture des marchés soutenus par un phénomène de rachat massif de positions vendeuses accompagné d’un recul du dollar.

Pour finir cette semaine de cotation le 10 juillet 2026, les cours du Brent, de l’or et de l’argent sont tous les trois en baisse tout au long de la journée.

Le brut passe alors de 76,15 à 76,01 $ poursuivant sa chute entamée la veille, tandis que l’or chute de 4135,40 à 4113,70 $ et que l’once d’argent corrige de 60,42 à 60,17 $ .

Cette baisse généralisée s’explique par un renforcement du dollar qui a provoqué une augmentation des taux de rendements obligataires mais également, de par les grands rendez vous économiques de la semaine suivante forçant donc les investisseurs à rester prudents quant aux futures décisions de la Fed et à réduire temporairement leur exposition à ces trois cours.

Du 13 au 17 juillet 2026

L’ombre d’un nouveau front en Arabie Saoudite pèse sur le cours des matières premières

Après un week-end de bombardements massifs de plus de 140 cibles mené par l’armée américaine en riposte à l’attaque d’un navire chypriote par l’Iran dans le détroit d’Ormuz, les marchés ouvrent le lundi 13 juillet sur une nouvelle fermeture du passage capital par l’Iran décidée dans la nuit du 11 au 12 juillet.

De par ces événements, le Brent démarre cette semaine de cotation à 78 $, une hausse qui se poursuivra jusqu’au 15 juillet au matin le baril atteignant alors 85,21 $.

L’autre facteur majeur ayant soutenu cette hausse est l’annonce de la Maison-Blanche de restaurer son blocus naval des ports iraniens qui prendra effet le lendemain et d’instaurer une taxe de 20% sur tout le pétrole exporté par le détroit d’Ormuz lorsque les américains en prendront le contrôle.

De plus, suite à une frappe ayant visé l’aéroport international de Sanaa au Yémen obligeant un avion iranien avec des rebelles Houthis à changer de plan de vol dans la matinée, les rebelles yéménites pro-iraniens ont répliqué en frappant l’aéroport d’Abha, situé dans le sud de l’Arabie Saoudite plus tard dans la soirée, cette dernière étant jugée responsable de l’attaque survenue le matin même.

La dynamique haussière de l’or noir s’est encore renforcée le 14 juillet, après l’annonce par les Émirats arabes unis de la frappe nocturne iranienne contre deux de ses pétrolier dans les eaux omanaises.

L’or et l’argent quant à eux ont entamé une baisse qui sera effective tout au long de la journée du 13 juillet faisant passer l’once du précieux métal jaune de 4106,60 $ à 4005,70 $ et celle du métal blanc de 59,71 $ à 57,97 $ en fin de journée.

Les marchés sont restés prudents avant la publication de l’inflation américaine, tandis que des vagues d’appels de marge ont poussé les investisseurs à vendre massivement leurs positions sur les métaux précieux pour dégager des liquidités simplement afin de couvrir leurs pertes ailleurs.

Cependant, Trump rectifie sa position dès le 14 juillet annonçant l’abandon de son projet de taxation au profit d’accords commerciaux avec les pays du golfe .

L’or et l’argent ont alors repris de leur superbe tout au long de la journée suite à une inflation plus maîtrisée que dans les prévisions laissant présager une détente des taux directeurs de la Fed couplée à des taux de rendements obligataires et à un dollar en baisse en raison de l’apaisement des craintes des investisseurs.

L’once d’or débute donc la journée à 4005,90 $ avant de terminer à 4069,70 $, tandis que l’once d’argent passe de 57,95 $ à 59,10 $.

Enfin, l’Iran ayant ciblé de nombreux pays alliés aux américains tels que le Koweït ou encore Bahreïn dans des frappes de représailles, la prime de risque géopolitique adossée au cours des métaux précieux a de nouveau augmenté.

Le 15 juillet 2026, a été marquée par un repli continu du cours de l’or et de l’argent en raison d’une nette prise de bénéfices par les investisseurs accompagnée d’un raffermissement du dollar américain et d’un PIB chinois inférieur aux attentes des marchés bien qu’en hausse faisant donc craindre une dégradation de la santé économique d’un des pays les plus acheteurs d’or ces dernières années.

L’once d’or a donc ouvert à 4059,80 $ pour clôturer à 4051,80 $ tandis que celle d’argent est passée de 59,05 $ à 57,43 $ en raison d’une baisse de la demande industrielle du métal blanc ajoutée aux facteurs expliqués ci-dessus.

Le Brent quant à lui, termine également cette journée du 15 juillet en baisse après son rallye haussier qui dure depuis le 13 juillet le baril valant 84,95 $ en raison d’une hausse de la production américaine de brut détaillé dans le rapport de l’agence américaine d’information sur l’énergie publié ce jour.

Le 16 juillet, les marchés ouvrent avec l’annonce du centre de commandement américain pour le Moyen-Orient d’avoir neutralisé un navire battant pavillon du Curaçao, île des Caraïbes appartenant aux Pays-Bas, la veille en route pour l’île iranienne de Kharg en lançant des missiles sur sa cheminée.

Cependant l’inscription du navire Belma sur la liste noire du bureau de contrôle des avoirs étrangers du Trésor américain depuis octobre 2024 en raison de son rôle de transport de pétrole brut iranien au sein de la flotte parallèle a empêché toute déconvenue géopolitique majeure avec les Pays-Bas.  

De ce fait, les cours de l’or, de l’argent et du pétrole ont tous trois ouverts en hausse également soutenus par un phénomène de revalorisation technique des cours. L’or débute alors à 4068,90 $, l’argent à 58,12 $ l’once, tandis que le baril de Brent atteint 85,34 $.

Cependant, dès l’après-midi même, un rapport sur l’emploi américain annonçant que le taux d’inscription au chômage était en baisse a renforcé le dollar et les taux de rendements obligataires combinés à un phénomène de vente massive ont alors encouragé une dévaluation des cours de nos trois matières premières.

Le Brent baisse alors à 84,23 $ le baril le 16 juillet lors de la fermeture des marchés tandis que, l’or et l’argent entameront une dynamique baissière qui s’achévera le 17 juillet après l’ouverture des marchés faisant passer l’once du précieux métal jaune de 3992,10 $ à 3980,10 $ le lendemain matin et celle d’argent de 56,19 $ à 55,84 $.

Le 17 juillet 2026, les marchés ouvrent sur une hausse du brent tout au long de la journée faisant passer le baril de 84,95 $ à 88,10 $ en raison de l’accumulation de contraintes physiques d’approvisionnement ajoutée aux tensions géopolitiques continues depuis l’annulation du cessez-le-feu.

En effet, de nombreuses rumeurs commençaient à circuler quant à un éventuel embargo maritime des Houthis contre l’Arabie Saoudite leur bloquant la possibilité d’exporter leur brut par le port de Yanbu situé à l’ouest du pays, ce dernier permettant au premier exportateur mondial de pétrole d’éviter le détroit d’Ormuz.

De plus, des articles ont commencé à évoquer une demande de l’Iran de fermeture du détroit de Bab El Mandeb par les Houthis, passage faisant transiter environ 7% des flux d’hydrocarbures mondiaux quotidiennement. De par ces difficultés d’acheminement, les stocks mondiaux de brut ont diminué et ce, en dépit des décisions d’augmentation des quotas de production de l’Opep.

Après la baisse effective du 16 juillet après midi au matin du 17 juillet décrite plus tôt, les cours de l’or et de l’argent terminent tous deux cette semaine de cotation en hausse.

L’once du précieux métal jaune rebondit alors de 3980,10 $ le matin du 17 juillet à 4018,80 $ tandis que celle du métal blanc est passée de 55,84 $ le matin à 56,33 pour la dernière séance de cotation de cette semaine.

Les deux métaux ont été soutenus par un phénomène où des investisseurs ont parié à tort sur une baisse de leurs cours, mais également par une hausse du risque de tensions sur d’autres fronts avec les rumeurs arrivées au cours de la journée concernant les Houthis et l’Arabie Saoudite.

Enfin, les taux de rendement des bons de dette du Trésor américain étant en baisse, les investisseurs ont alors redirigé leurs flux de capitaux sur l’or et l’argent jugés plus attractifs et plus rassurants que les dettes américaines en raison de leur statut de valeur refuge.

du 20 au 24 juillet

Face au blocage en Mer Rouge, les métaux précieux en repli 

Après un week-end durant lequel les affrontements ne se sont calmés d’aucun côté et au kidnapping de deux diplomates français par les services de sécurité iraniens, les marchés ouvrent le 20 juillet 2026 sur un cours du Brent en légère hausse le matin atteignant 89,30 $ en raison de l’annonce d’un embargo des Houthis sur les navires saoudiens.

Cependant dès l’après midi même le cours du brut corrigera passant de 89,22 $ le 20 juillet au soir à 88,95 $ le 21 juillet au matin.

Cette baisse s’explique premièrement par l’annonce de l’Iran qui déclare avoir reçu de la part du premier ministre irakien alors en déplacement  une proposition de 10 jours de cessez-le-feu communiquée par les États-Unis afin de tenter de renégocier un accord initial comme celui du 17 juin 2026.

De plus, suite à l’annonce du blocus Houthis les investisseurs se sont montrés prudents en l’attente de la publication de l’agence américaine d’information sur l’énergie prévue pour le 22 juillet 2026 gardant également en mémoire que selon les prévisions et rapports des institutions, la demande mondiale globale de pétrole est en baisse.

L’or et l’argent quant à eux, ont tous deux connu la trajectoire inverse, leurs cours baissant le matin et augmentant l’après midi.

Ainsi, l’once du précieux métal jaune après un démarrage à 4005,60 $ vient terminer cette journée de cotation à 4015,90 $, tandis que, celle d’argent passe de 55,96 $ le matin du 20 juillet 2026 à 57,07 $ l’après-midi même.

La baisse matinale de ces deux cours s’explique par un renforcement du dollar américain provoquant alors une hausse des taux de rendements obligataires rendant nos deux métaux précieux moins attractifs car dépourvus de rendements.

La phase de correction de l’après midi en dépit de la proposition de cessez-le-feu transmise aux iraniens s’explique quant à elle, par un phénomène de rachat de positions vendeuses et une demande en augmentation de la part d’investisseurs estimant que les prix actuels des deux métaux précieux constituaient une opportunité d’achat à ne pas manquer.

Le 21 juillet 2026, les marchés ouvrent sur une légère baisse des métaux précieux tandis que le Brent poursuit sa chute amorcée la veille.

Le cours de l’once d’or baisse alors à 4013,40 dollars tandis que l’once d’argent chute à 56,71 $ en raison de la baisse de la prime de risque géopolitique adossée à ces deux métaux suite à la tentative de médiation amorcée par les conciliateurs étrangers la veille.

Dès l’après midi du 21 juillet 2026, le cours du Brent opère un virage brutal en entamant une hausse continue jusqu’au 23 juillet 2026 le baril passant donc de 91,01 $ à 100,69 $ lors de la fermeture des marchés 2 jours plus tard.

Cette hausse spectaculaire s’explique tout d’abord par l’intensification des frappes américaines contre l’Iran et des frappes de représailles de cette dernière dans l’attente d’une décision sur la proposition de cessez-le-feu que la République Islamique décidera de rejeter le 23 juillet 2026 en raison d’une absence de proposition quant au détroit d’Ormuz toujours fermé.

Mais, avant le rejet officiel de cet accord, les Houthis ont revendiqué l’attaque de deux navires saoudiens dans la Mer Rouge dans la nuit du 22 au 23 juillet, concrétisant alors la menace de blocus qu’ils avaient prononcé le 20 juillet.

Enfin, la publication du rapport de l’agence américaine d’information sur l’énergie a mis en lumière une baisse des stocks de pétrole américains soutenant le cours de celui-ci à la hausse alors que les solutions pour en acheminer se font de plus en plus fragiles et insécuritaires.

L’or quant à lui, démarre également une dynamique haussière l’après midi du 21 juillet 2026 qui prendra fin le lendemain à la fermeture des marchés son once passant de 4076,40 $ à 4151,90 $.

Cette hausse s’explique premièrement par une redirection massive de capitaux par les investisseurs vers l’or en raison de son rôle de valeur refuge.

Cette redirection est causée par la montée en intensité des affrontements entre l’Iran et les États-Unis puis encouragée par une baisse du dollar et des taux de rendements obligataires.

Enfin, les investisseurs étant dans l’attente des décisions de la BCE lors de sa réunion prévue pour le 22 et 23 juillet 2026, ont voulu sécuriser leurs positions en se ruant sur l’or, actif jugé sécuritaire en période d’incertitude monétaire ou militaire.

L’argent pour finir cette journée du 21 juillet 2026, a rebondi pour atteindre 59,11 $ soutenu par la montée de la prime de risque géopolitique lui étant adossée ainsi que par une demande totalement déconnectée de l’offre physique disponible rendant ce précieux métal en pénurie en dépit de son rôle essentiel de métal industriel dans les secteurs des énergies renouvelables notamment.

Ce dernier effectue un mouvement de haut et de bas sur les deux séances de la journée du 22 juillet 2026 son once chutant à 59,07 $ lors de l’ouverture des marchés et remontant à 60,03 $ lors de la fermeture des marchés le 22 juillet 2026.

Bien qu’il soit considéré comme une valeur refuge au même titre que l’or son rôle de métal industriel l’empêche de suivre une trajectoire aussi claire que celle de son homologue doré à la même date car l’inflation causant un ralentissement de l’activité ouvrière mondiale en réduit la demande.

Il termine cependant la journée en hausse en raison des tensions géopolitiques, des craintes des investisseurs dans l’appréhension des décisions que prendra la BCE lors de sa réunion commençant le 22 juillet et enfin par un dollar en léger recul.

Le 23 juillet 2026 les cours de l’or et de l’argent ont tous les deux connu une baisse, l’once du précieux métal jaune passant donc de 4135,67 $ à 4049,52 $ en fin de journée tandis que le métal blanc est passé de 58,053 à 57,92 $ le 24 juillet à l’ouverture des marchés.

Cette baisse conjointe s’explique par une anticipation de durcissement des taux directeurs de la Fed par les investisseurs lors de sa prochaine réunion prévue les 28 et 29 juillet prochains.

De plus, le dollar américain se renforçant et les taux de rendements obligataires réhaussant, les investisseurs ont préféré rediriger leurs capitaux vers le billet vert et ont dû se ruer sur le pétrole compte tenu des événements survenus en Mer Rouge s’ajoutant au blocage du détroit d’Ormuz.

Pour finir cette semaine de cotation, les marchés ouvrent le 24 juillet 2026 sur une baisse journalière du Brent le baril chutant de 100,67 $ à 96,78 $.

Cette baisse s’explique premièrement de par le fait que le 24 juillet était le dernier jour pour acheter du Brent en contrat à terme avec une date d’effet fixé à septembre 2026, ce qui fait traditionnellement baisser les cours.

De plus les investisseurs ont voulu couvrir leur position avant le week-end lors de séances où le dollar s’est renforcé rendant donc plus cher l’achat de brut pour les investisseurs étrangers en faisant donc baisser la demande.

Enfin, une nouvelle tentative de médiation a été transmise par le Pakistan et la Chine à l’Iran faisant donc planer la possibilité d’une accalmie ponctuelle ou définitive du conflit dans la tête des investisseurs qui ont alors redirigé leurs capitaux vers d’autres actifs.

L’or, quant à lui, achève la semaine sur une hausse continue de son cours tout au long de la journée l’once passant de 4053,40 $ à 4070,80 $ en raison

de la décision stratégique des grandes banques commerciales chinoises d’interdire aux particuliers l’achat de contrats papiers à effets de levier, et ce, afin d’éviter des pertes massives que ces dernières seraient ensuite obligées de recouvrir.

De ce fait, les investisseurs particuliers chinois peuvent toujours investir dans l’or physique à travers l’achat de lingots, lingotins, pièces ou bijoux mais n’ont plus accès aux contrats à termes.

Toutefois l’annonce ayant été communiquée au mois de juin 2026, les investisseurs avaient déjà commencé à anticiper cette dernière empêchant l’or de connaître une envolée plus significative de son cours.

L’argent quant à lui, a connu une hausse de son cours le 24 juillet 2026 lors de la fermeture des marchés, son once atteignant 58,91 $ après la baisse observée la veille.

Cette hausse est dûe à un phénomène où les investisseurs ayant parié à tort sur une poursuite de la baisse du cours du métal blanc ont racheté leurs positions afin de couvrir leurs pertes.

conclusion

Pour conclure ce cycle d’analyses, le baril de Brent aura enregistré une hausse totale de 37,28% en passant de 70,50 $ le 27 février 2026 à l’ouverture des marchés à 96,78 $ le 24 juillet 2026.

Cette progression ne s’est pas faite de manière linéaire, mais par étapes successives au rythme des événements géopolitiques. La trajectoire du brut a suivi l’escalade des affrontements dans le Golfe, les fermetures répétées du détroit d’Ormuz, puis les vagues de blocus naval avant de connaître un léger ralentissement sous la pression conjointe du ralentissement économique mondial et du renforcement du dollar.

L’or quant à lui, a connu un repli de 21,74% en passant de 5201,90 $ le 27 février 2026 au matin à 4070,80 $ le 24 juillet au soir. Cette correction ne remet pas en cause son statut, mais illustre son statut de valeur refuge conditionnel.

Lors des pics de tension, l’or subit d’abord des ventes tactiques d’investisseurs contraints d’extraire des liquidités en urgence pour couvrir leurs pertes sur d’autres actifs. Il réagit ensuite à la fermeté du dollar et aux politiques de taux de la Fed. Sa protection ne s’exprime donc pas toujours par une hausse absolue, mais par sa capacité à préserver le capital des investisseurs face aux revirements plus sévères des actifs plus risqués.

De son côté, l’argent a subi une baisse de 33,87% avec une once passant de 89,08 $ le 27 février en début de séance à 58,91 $ le 24 juillet au soir. Plus volatil en raison de sa double nature industrielle et financière, l’argent a pâti à la fois des arbitrages monétaires et des craintes de ralentissement économique mondial qui pèsent sur la demande industrielle.

Si ces mouvements brusques ont bousculé temporairement les cours, ils ont surtout créé une fenêtre d’opportunité stratégique pour se positionner à des niveaux de prix devenus très attractifs. L’or a une fois de plus prouvé son rôle de valeur refuge conditionnel, soumis aux régimes de liquidité et aux arbitrages monétaires .

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